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vendredi 23 octobre 2020
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Sans Tabou: marché central à poisson, les crises sanitaire et sécuritaire entachent les activités

La salle de conférence de l’Agence de gestion du Marché central de Bamako a abrité, hier jeudi, la 10ème session du conseil d’administration de ladite agence. La cérémonie d’ouverture était présidée par Mme DIAWARA Aïssata Lady TOURE, Présidente directrice générale.

Ce Conseil d’administration s’inscrit dans un contexte socio-politique et sanitaire très difficile de notre pays. Ce qui explique un faible taux de mobilisation global des recettes de 46 % contre un taux d’exécution de 44 %.
D’entrée de jeu, Mme DIAWARA a rappelé que la campagne de pêche 2018-2019, au Mali, a été caractérisée par un climat sécuritaire douloureux pour notre pays. C’est pourquoi a-t-elle indiqué, une assistance doit être apportée aux acteurs de la filière pêche pour paliers les différents les difficultés auxquels le secteur du poisson est confronté.
« Il est urgent que l’agence s’attaque à l’épineuse question de transfert de nos mareyeurs et mareyeuses au sein du marché. C’est dans ce cadre que l’entretien, le fonctionnement et le développement de la filière pêche et aquacole seront atteints », a-t-elle dit. Elle a insisté que le marché central doit relever un défi majeur qui est de satisfaire l’autosuffisance alimentaire de la population malienne en matière de qualité de poisson et de bonne conservation hygiénique, d’où une nécessité d’assurer une chaine de froid et de valeur constante.
Elle a, par ailleurs, détaillé le rapport des activités de l’année 2019, qui a été marquée par une baisse du taux d’exécution.
« Le rapport des activités mené présente des ressources engagées et des résultats obtenus : au titre du 1er semestre, de façon générale, les résultats enregistrés font : un taux de mobilisation global des recettes de 46 % pour un taux d’exécution de 44 % ; un taux global de recouvrement des ressources semestrielles de 66 % sur le budget d’État contre 30 % sur les ressources propres pour un taux global de 46 % ; un taux d’exécution de 60 % sur le budget de l’État contre 30 % sur les ressources propres soit un taux de réalisation global en mi-parcours de 44 %. De façon générale, on peut dire qu’en matière de recettes, ces faibles taux de recouvrement et d’exécution des ressources trouvent leur explication dans les contraintes financières actuelles accentuées par la situation socio-sanitaire et sécuritaire », a-t-elle expliqué.

PAR CHRISTELLE KONE




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