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samedi 23 octobre 2021
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Sans Tabou: surfacturation Gate, une générosité intéressée

Depuis quelques jours, une polémique entre les étudiants et leurs maîtres nourrit les débats, notamment sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une affaire de réparation de voiture entre le secrétaire de l’AEEM et le Directeur du Centre national des Œuvres universitaires (CNOU). A travers un communiqué, l’AEEM accuse les responsables dudit centre de surfacturer les frais de réparation de leur engin, accusant ainsi l’administration universitaire de profiter de leur commission pour bouffer l’argent du contribuable malien.

En effet, pour des repartions précises et bien connues par les maliens, en tout cas, pour chaque malien qui possède une voiture, les responsables de l’AEEM ont été surpris de voir que les travaux de réparation de leur véhicule ont couté la bagatelle de 6 millions de FCFA, soit le prix d’un véhicule de luxe. « Siriman Seydou NIARE avait demandé au Directeur Général du CENOU de leur accompagner à réparer la suspension, peindre le véhicule et rechanger les pneus du véhicule BC/AEEM offert par l’ancien président de la république Ibrahim Boubacar KEÏTA en 2017. Nous avons été surpris de voir dans la note d’information sur les Œuvres Universitaires au MALI plus précisément dans le volet 3 que le véhicule a été réparé avec un montant de 6 500 000 FCFA environ et un autre véhicule accidenté par L’AEEM pour un montant de 5 800 000 FCFA. Nous nous inscrivons en faux sur ces dépenses surfacturées au nom de l’AEEM pour la réparation des véhicules », ainsi libellé dans un communiqué de l’AEEM, comme pour informer les contribuables maliens que tout cet argent n’est pas utilisé pour leur véhicule. Voilà la raison de l’exaspération des jeunes qui crient au voleur. Pour être précis les responsables de l’AEEM ont fait la liste des pièces d’échange qui ont été utilisées pour la réparation dudit véhicule. Ce qui fait comprendre aux connaisseurs de la chose que même le tiers de la somme indiqué par le CNOU n’a pas été utilisé dans la réparation de leur véhicule.
Malgré la réplique immédiate des responsables des Services de transports du CNOU, à travers sa cellule de communication, les observateurs pensent que les élèves ont une des rares fois raison sur leur maîtres. Car Les explications du CNOU ne sont pas du tout convaincants, surtout quand on parle de sous. Et pour cause, dans un cas précis comme celui-là une littérature n’est pas un moyen de se justifier, puisque les traces de toutes les dépenses sont faciles à retrouver.
Dans sa réponse d’explications, ou de justifications, les services de transport de CNOU nie en bloc que les chiffres donnés par l’AEEM sont faux, sans pour autant nous donner le chiffre exact, même un chiffre estimatif de la réparation de la dite voiture. Pourtant, pour une administration sérieuse, toute dépense qui atteint la somme de 50.000 F doit être payé à travers une facture pro-forma et surtout via un chèque. Nous constatons malheureusement que dans ce cas précis, aucune trace n’est disponible pour prouver aux contribuables maliens que leurs sous n’ont pas été détournés par les barons du CNOU.
Dans son communiqué, la cellule de communication du CNOU explique à l’opinion nationale que trois grosses réparations ont été faite à la voiture sans préciser lesquelles. Les contribuables maliens se demandent alors quel est le coût de ces 3 prétendues grosses réparations ? Ce point d’interrogation reste suspendu, puisque nous ne sentons pas une volonté manifeste et fière des barons du CNOU de nous donner d’autres informations.
La deuxième énigme qui titille les observateurs, est de savoir pourquoi accepter la réparation du véhicule, en ayant parfaitement connaissance de l’abrogation de toutes les conventions qui lient le CENOU à l’AEEM, si on sait qu’aucun contrat ne lie le CNOU et l’AEEM pour ses genre de services Est-ce la réparation du véhicule de l’AEEM qui serait gage d’un espace universitaire studieux et apaisé ? Nous n’en sommes si sûrs, puisque nulle part dans les revendications de l’AEEM, nous n’avons un vu une recommandation quelque conque pour l’entretint de leur véhicule.
En tout état de cause, cette affaire de réparation du véhicule de l’AEEM reste floue, puisque les accusés de l’AEEM n’ont pu rien prouver pour leur défense rien. A croire que les barons du CNOU ont été rattrapés par leur malice ?

PAR CHRISTELLE KONE




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