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mercredi 14 avril 2021
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La transition tacle Kaou N’DJIM

Les habitants de la zone aéroportuaires se sont levés sur un mauvais pied hier matin. Et pour cause ? Les autorités de transition ont afin décidé de démolir toutes les habitations ‘’illicites’’ après des années de tractations entre les populations et l’Etat. Parmi ces maisons démolies, se trouve celle de Issa Kaou N’DJIM, soutien autoproclamé de la transition depuis la chute du régime IBK. Très remonté d’avoir été frappé par la loi, Issa Kaou Djim menace de mobiliser ‘’le peuple’’ contre le Ministre des Affaires foncières, de l’urbanisme et de l’habitat Dionké DIARRA.

Une première Assemblée de protestation est prévue ce vendredi sur le site de la zone aéroportuaire, pour clamer, ce que le quatrième vice-président du CNT qualifie d’injustice. L’annonce a été faite par lui-même hier matin lors d’in interview accordée aux vidéastes des réseaux sociaux. Cette manif, selon Issa Kaou DJIM, vise à créer un collectif pour attaquer cette décision gouvernementale au tribunal. « Je demande à toute la population de s’organiser et de créer un collectif pour porter plainte contre un Ministre de la République. Cette manière ne m’a plu ! Nous sommes dans un Etat de droit. Si on doit démolir nos maisons, qu’on le fasse dans le strict respect des droits de l’homme. Personne n’est au-dessus de la loi. Mais venir casser les maisons tout en mettant les femmes et les enfants dans la rue, en cette période de froid et de Covid 19 de surcroit, et faire d’eux des sans-abris supplémentaires, cela est inadmissible. J’ai une maison ici, et il y a mes frères dedans avec leur famille. Je n’ai même pas été informé », a-t-il tonné.
Issa Kaou DJIM entend ouvrir une guerre judicaire contre le gouvernement, dont il est un allié jusque-là. « J’ai appelé un huissier qui va venir faire un constat, nous allons faire un collectif d’avocats pour attaquer ce ministre. J’en appelle à toute la population de se mobiliser pour lutter contre cette injustice sans violence. Parce que nous défendons les populations, on ne défend pas un ministre. S’il est ministre, ce n’est pas son rôle de venir casser la maison des gens de la sorte. Quand nous construisions, nos maisons, où était l’Etat ? L’Etat c’est vous, c’est moi, c’est tout le monde. Nous, on ne soutient pas la transition pour qu’un ministre détruise la maison des gens», a-t-il dit, avant de brandir les maux du pays aux autorités de la transition. « C’est le peuple qui est en train de subir ce calvaire. Dans un pays où il n’y a pas de sécurité, d’école, où l’insécurité alimentaire est palpable, les gens sont entrain de souffrir pour joindre les deux bouts. Ce n’est pas la démolition qui est la solution. Et puis vous-mêmes, constatez la désolation que le ministre a créée ici ! Les gens qui ici vivent ont des droits ! Même les voleurs ont des droits. Et puis moi j’ai des papiers légaux de cette parcelle. Je l’ai construite dans le strict respect de la loi. On appelle cela de l’injustice ! Et c’est cette injustice qui a fait que les populations ont chassé IBK. Et nous n’allons plus cautionner l’injustice ! Nous allons mobiliser le peuple, à dire non à cela. Nous estimons que la transition est venue pour essuyer les larmes des populations, pas le contraire », a-t-il dit !
Il a, pour finir, rappelé tous ses efforts pour soutenir cette transition. « Pendant que nous nous tuons pour que les populations soutiennent la transition, lui, il vient démolir de façon sauvage les habitations des gens. S’il est ministre aujourd’hui, c’est parce le peuple malien est sorti pour bannir l’injustice sociale, l’abus de pouvoir et autre. Et puis pourquoi ils n’ont pas démoli ces belles maisons qui sont au bord de la route ? C’est aussi dans la zone aéroportuaire ? Cette façon de procéder du ministre est une façon d’exproprier les pauvres, c’est tout ! Et nous n’allons pas nous laisser faire. Qu’on nous laisse respirer. Cette spéculation a trop duré », a-t-il martelé.

PAR CHRISTELLE KONE




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