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jeudi 25 février 2021
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Une histoire, une belle histoire d’amitié et de solidatité

Dans 48 heures, vendredi 13 janvier (qui n’a rien d’épouvante cette fois, plaise à Dieu), notre pays abritera le 27e sommet Afrique-France. À cette occasion, notre capitale recevra une soixantaine de délégations et une quarantaine de chefs d’État. Le déploiement visible du dispositif de sécurité qui mobilisera plus de 10.000 hommes en dit long sur le contexte sécuritaire particulier de l’événement.
Toutefois, malgré ses élans d’humeurs compréhensibles, l’opinion malienne se satisfait et se rassure de voir la France aux cotés de notre pays. Cette France amie et solidaire, dont se rappelle l’engagement décisif et déterminant, au moment où la survie de notre pays était en danger. C’était un autre vendredi, 11 janvier 2013.
Ce jour-là, répondant à l’appel au secours de notre nation en voie d’être domptée par une jonction narcodjihadiste, la France fraternelle, au prix de vie de ses enfants, a volé (au propre comme au figuré) au secours de notre pays, à travers le lancement d’une opération militaire spéciale, appelée Serval.
Par-delà donc de très complexes relations franco-africaines dites bien des égards Françafrique, et des thèmes affichés (partenariat, paix et émergence), pour le Malien lambda, ce sommet est d’abord et après tout, une rencontre franco-malienne. Il s’agit pour le pays organisateur d’une occasion non pas seulement de retrouvailles (ou bavardage), mais une occasion de marquer une reconnaissance, la nôtre sur cette terre africaine du Mali éternelle envers la France amie et tous nos frères, depuis à nos côtés.
Il s’agit aussi pour le Malien de rendre hommage au courage d’un homme à la grande armée et d’une nation solidaire, le président Hollande. Cet hôte, comme chacun, aimait avoir à sa table, qui viendra ce vendredi pour la troisième fois dans notre pays, pour rendre hommage à la résilience de notre peuple. Si le sommet est ce qu’il est, en terme de retour du Mali sur la scène diplomatique internationale, c’est parce que ce 11 janvier 2013, Hollande, dans la solitude de sa charge de Chef d’État du seul pays capable ce jour d’intervenir pour stopper la progression djihadiste vers Bamako, a pensé et agi par devoir de solidarité. Jamais la France n’a envoyé autant de militaires à l’étranger, et notamment au Sahel.
L’opération Serval a été déterminante pour le destin de notre nation, à travers elle, la solidarité de la France nous vaut d’être, de célébrer ensemble ce vendredi une nouvelle page des relations entre nos deux pays, entre l’Afrique et la France.
En effet, loin de la guerre contre le terrorisme qui continue d’engager tous, il s’agit aussi d’une histoire, une belle histoire d’amitié et de solidarité qui sera célébrée ces jours, vendredi et samedi, sur les bords de l’éternel Djoliba.
Comme un signe du destin, l’opération Serval dans notre pays a été la première et la plus grande expression de la politique extérieure du président Hollande, dans notre pays, il y aura vécu « le moment le plus important de sa vie politique » le 2 février et le Sommet de Bamako sera l’un des derniers actes du quinquennat de celui que les Maliens ont surnommé « le sauveur » de notre nation.
Puisse la Nation s’en souvenir pour des siècles et des siècles à venir. Amen !

Par SIDI DAO




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