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mardi 2 juin 2020
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VBG: les journalistes outillés

La Maison de la femme de Sabalibougou abrite, depuis hier lundi, un atelier de renforcement des capacités des médias sur la diffusion de l’information sur les violences basées sur le genre/Excision, mariage des enfants et la santé de la reproduction.

Organisée par le Département en charge de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille à travers le Programme national de l’abandon des violences basées sur le genre, ladite formation a pour objectif est de contribuer à l’abandon des VBG au Mali, à travers une contribution accrue des hommes de média, afin de sensibiliser les populations. La cérémonie d’ouverture était présidée par Ichiaka MAGASSA, Secrétaire général du Ministère de la promotion de la femme, de l’enfant, en présence d’une trentaine de journalistes.

En campant le décor, M. MAGASSA a indiqué que les professionnels de média sont les acteurs indispensables pour l’abandon de la lutte contre les VBG/excision. Selon lui, la problématique des VBG mobilise depuis plusieurs années, les structures étatiques, les organisations de la société civile, les partenaires ethniques et financiers et les populations, vu l’importance de la question.

« Selon les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé (EDS VI) de 2018, au Mali, 45 % des femmes de 15-49 ans ont subi des actes de violence physique ou sexuelle ; la moitié des femmes (49 %) de 15-49 ans en union ou en rupture d’union ont subi à n’importe quel moment, des actes de violence émotionnelle, physique et/ou sexuelle ; le taux de prévalence national de l’excision atteint encore 89 %, chez les femmes de 15 à 49 ans, et 73 % chez les filles de 0-14 ans ; 53 % des femmes ont été mariées avant 18 ans, et 18 % avant leur quinzième année. Ces chiffres expliquent la mobilisation de ces acteurs pour sensibiliser les populations à comprendre les conséquences des VBG/excision », a-t-il dit. En réponse aux VBG, M. MAGASSA a indiqué que le gouvernement du Mali a adopté plusieurs mesures législatives et règlementaires et ratifié plusieurs instruments internationaux et régionaux, relatifs aux droits de la femme et de l’enfant, et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Aussi, de nombreuses actions sont développées aux plans politique, institutionnel, programmatique et législatif. Selon lui, l’engagement des pouvoirs publics et des organisations de la société civile a été constant. Malgré les efforts déployés, force est de constater que les violences liées au genre persistent au sein de nos communautés, déplore-t-il.

« À mon sens, le déficit de communication en est une cause évidente. Pour relever ce défi, et en adéquation avec la mise en œuvre, de la stratégie nationale de communication holistique, sur les VBG, nous mettons l’accent depuis un certain temps, sur la formation des hommes et des femmes de médias. Il s’agit pour nous de les outiller afin qu’ils contribuent pleinement à informer et former la population sur les VBG », a-t-il expliqué, avant d’exhorter les participants à être assidus pour l’atteinte des objectifs de la présente formation.

PAR CHRISTELLE KONE




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