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dimanche 28 février 2021
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Violences liées au genre en milieu scolaire: Bamako hôte du séminaire sous régional en 2017

Les travaux du quatrième séminaire régional statutaire du RéSEAU (Réseau français du système des écoles associées de l’UNESCO), se tiendront à Bamako en 2017 sur le thème «Campagnes médiatiques visant à prévenir et combattre les violences liées au genre en milieux scolaire». C’est en tout cas ce qui ressort du Rapport d’une mission de terrain ayant sillonné le Mali, du 8 au 26 avril 2016, dont nous avons eu une copie.

Prendront part à ce rendez-vous de Bamako, les secrétaires généraux des Commissions nationales et coordinations nationales du réSEAU des pays suivant: le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée Conakry, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo.
Dans le cadre des préparatifs de ce rendez-vous de l’éducation et du partage, une mission de la Commission nationale malienne pour l’UNESCO, en partenariat avec le Coordinateur national des écoles associées du Mali, a sillonné, du 8 au 26 avril 2016, les Académies d’enseignement de Kati, Koulikoro, Kayes, Kita, Koutiala, San, Mopti, Ségou, Bamako rives droite et gauche. Objectif : Relancer les activités du réseau des écoles associées au Mali.
A travers cette mission, il s’agissait pour ses initiateurs de donner au public malien une large information sur le réseau des écoles associées de l’UNESCO ; relancer les activités des écoles du Mali ; recenser les thématiques qu’elles souhaitent soutenir et dont les meilleures pratiques seront présentées lors de la rencontre du réSEAU en 2017 à Bamako. De même, visait-elle à susciter de nouvelles adhésions au réseau et supprimer de la liste du réseau des écoles inscrites mais non fonctionnelles.
Par ailleurs, la mission cherchait à mobiliser l’ensemble des acteurs autour de la thématique proposée par la rencontre de 2017 sur le thème «Campagnes médiatiques visant à prévenir et combattre les violences liées au genre en milieux scolaire»
En effet, c’est le troisième séminaire du Comité directeur du réSEAU, tenu à Dakar en décembre 2014, qui, à l’issue de ses travaux, a confié au Mali, à travers sa Commission nationale, la présidence du Secrétariat exécutif pour un mandat de 2 ans (2015-2017).
C’est donc un honneur et une lourde responsabilité pour le Mali de veiller à la mise en œuvre du plan d’activités biennal (2015-2017) du Comité directeur au niveau des différentes Commissions nationales. Ce qui constitue un défi majeur pour le pays.
Ainsi, de l’avis de la Commission nationale, la réussite du mandat du Mali dépendra largement du partenariat entre les départements en charge de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, de l’Environnement et de l’assainissement, de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille et de la culture ; du secteur privé, des ONG et Fondations en lien avec la petite enfance et les questions éducatives, les médias, le bureau de l’UNESCO à Bamako, et l’UNICEF.
Créer en 1953, le réseau du système des écoles associées de l’UNESCO(RéSEAU), est bâti sur le préambule de l’Acte constitutif de l’UNESCO qui stipule «Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les dépenses de la paix»
Le RéSEAU compte aujourd’hui plus de 10 000 établissements à travers le monde dont 159 recensés au Mali. Parmi les écoles associées, il existe les maternelles, les cycles primaires et les instituts de formation des maitres. Au Mali, le réSEAU a connu une expansion considérable en passant de 13 membres en 1998 à 153 écoles en 2003. Notons que la mission a identifiée, au total, 37 écoles associée dont 34 à Ségou et 3 à Bamako.
Toujours selon les responsables de la Commission nationale de l’UNESCO au Mali, la particularité de la rencontre de Bamako sera caractérisée par l’organisation, à grande échelle, des campagnes médiatiques pour protéger la petite fille enfant, adolescente ou la jeune fille dans l’espace scolaire.
Par ailleurs, le mandat du Mali intervient dans à une période cruciale où le pays est engagé dans un processus de réconciliation et de paix qui avance lentement non sans difficultés, notamment en milieu scolaire où les jeunes filles souffrent de harcèlement sexuel, de la déperdition, du chantage et du mariage précoce.

Par Abdoulaye OUATTARA




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