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lundi 22 juillet 2019
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Zone de libre-échange continentale africaine: les acteurs maliens s’approprient l’accord

Le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine a initié un atelier d’information sur l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). La cérémonie d’ouverture était présidée, hier lundi, à l’hôtel Massaley, par le ministre Yaya SANGARE ; en présence de son collègue du Commerce de la concurrence, Alassane Ag Hamed Moussa…

Au cours de cet atelier de deux jours, les participants se pencheront sur l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine et ses protocoles, à savoir celui sur le commerce des marchandises et celui sur le commerce des services.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf BATHILY, a évoqué quelques préoccupations des secteurs privés. Il s’agit entre autres de la réalisation d’une étude d’impact de la ZLECAF sur l’économie malienne afin de cerner les secteurs de production qui seront les plus touchés par la libéralisation des échanges commerciaux ; la dissémination rapide des conclusions des travaux du Groupe technique sur les règles d’origine pour une bonne appropriation par les industriels des conditions pour bénéficier des préférences continentales et la participation du secteur privé aux travaux d’élaboration de l’offre d’accès au marché du Mali, notamment la détermination des produits sensibles et des produits d’exclusion.

Le ministre du Commerce et de la concurrence, Alassane Ag Hamed Moussa, a affirmé que les produits non sensibles constitueront au moins 90 % des lignes tarifaires. Selon lui, leur libéralisation commencera immédiatement après l’entrée en vigueur de la ZLECAF. Le ministre Hamed Moussa a précisé que les critères retenus pour la désignation des produits sensibles sont entre autres la sécurité alimentaire, la sécurité nationale, les recettes fiscales, les moyens de subsistance et l’industrialisation.

À son tour, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, Yaya SANGARE, a rappelé que dans le souci de renforcer l’intégration du continent et pallier la faiblesse des échanges intra-africains qui se situent seulement aux environs de 15 %, les chefs d’État et de gouvernement ont procédé à la signature de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), lors du Sommet extraordinaire de l’Union africaine tenu le 21 mars 2018 à Kigali. Il a souligné que le Mali fait partie des tout premiers 44 pays signataires dudit accord et des 22 qui l’ont déjà ratifié.

Selon le ministre SANGARE, l’objectif du ZLECAF est de démanteler les barrières artificielles issues de la balkanisation du continent héritée de la colonisation afin de stimuler les échanges intra-africains, promouvoir la transformation structurelle des économies et favoriser une meilleure insertion de l’Afrique sur l’arène de la mondialisation.

« Il s’agit, conformément à l’agenda 2063 de l’union africaine, de construire une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale », a affirmé le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine.

Il a par ailleurs indiqué que la ZLECAF est le couronnement de plusieurs décennies de lutte opiniâtre pour l’émancipation et l’épanouissement socioéconomique du continent. Une initiative qui plonge ses racines dans le panafricanisme militant des pères fondateurs dont la première traduction concrète remonte au début des années 1990 avec l’adoption du Plan d’action de Lagos qui a largement inspiré le Traité d’Abuja de 1991 portant institution de la communauté économique africaine.

PAR MODIBO KONE

 




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