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Grève à l’enseignement supérieur: le CEN-SNESUP dénonce le mépris du gouvernement

Le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (CEN-SNESUP) renouvelle sa grève. Dans un communiqué daté du 31 octobre, il annonce que le mouvement se poursuivra à partir

Le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (CEN-SNESUP) renouvelle sa grève. Dans un communiqué daté du 31 octobre, il annonce que le mouvement se poursuivra à partir du lundi 2 novembre, jusqu’à la satisfaction complète de sa revendication relative à l’application de la prime de recherche.

La grève a débuté le lundi 26 octobre, à la suite d’un préavis de cinq jours. Elle a concerné, au moins, 13 établissements, où les activités pédagogiques ont été suspendues.

Dans son communiqué annonçant le maintien de la grève, le CEN-SNESUP dresse un premier bilan qu’il juge « très satisfaisant », avant d’ajouter : « Le CEN-SNESUP salue votre forte mobilisation et vous appelle à maintenir cet élan. »

En effet, selon les évaluations du syndicat, le mot d’ordre de grève de la semaine écoulée a été suivi à hauteur de plus de 90%. Pendant toute la semaine, selon nos sources, aucune rencontre de négociation n’a été envisagée.

« Face au mépris de la partie gouvernementale, nous devons demeurer vigilants et solidaires jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications », relève le communiqué.

Le CEN-SNESUP met en garde contre d’éventuelles pressions internes : « Nous invitons les camarades à ne céder ni à l’intimidation, ni aux pressions, encore moins au zèle excessif de certains responsables administratifs qui tenteraient d’entraver l’application du Décret n° 2017-0850/P-RM du 9 octobre 2017. »

Le CEN-SNESUP interpelle également les responsables qui s’illustrent par l’envoi de lettres de menace et les exhorte à mettre fin à toute interprétation sélective des textes.

La prime de recherche constitue le principal point de blocage. Elle figure parmi les avantages prévus par le statut des enseignants-chercheurs, adopté en octobre 2017, mais son montant et ses modalités d’application restent en suspens.

PAR SIKOU BAH

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