Le Secrétariat permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre procédera, du 9 au 13 juillet 2025, à la destruction de 1200 armes et munitions collectées, saisies ou déposées volontairement dans le cadre de la campagne 2024-2025. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la Journée de destruction des armes légères, visant à réduire la menace que représente la circulation illicite de ces armes pour la paix et la sécurité au Mali.
La cérémonie de lancement de cette initiative a été présidée par M. Oumar SOGOBA, secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la protection civile, dans les locaux du Secrétariat permanent. Étaient également présents le colonel Adama DIARRA, secrétaire permanent de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre ; M. Mohamed Bill TRAORE, représentant de la mairie de la Commune II ; M. Bakary TOURE, chef de quartier de Médina-Coura, ainsi que M. Moctar Koné, président du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRAD). Des représentants des tribunaux de la commune IV, des enfants, de Bougouni et de San, ainsi que plusieurs officiers supérieurs, ont également assisté à l’événement.
S’exprimant à cette occasion, le colonel Adama DIARRA a souligné que cette opération de destruction, réalisée avec le soutien des partenaires, est l’aboutissement d’un long processus. Ce dernier a été marqué par des campagnes de sensibilisation, des plaidoyers, des projets communautaires en faveur des déposants volontaires, ainsi que la récupération et l’enregistrement minutieux des armes et munitions.
Selon lui, les 1 200 armes et munitions concernées, détenues illégalement par des civils, comprennent des carabines tchèques, des fusils semi-automatiques, des fusils de chasse et des pistolets artisanaux, tous documentés au cours de l’année 2024.
« L’atténuation de la possession d’armes par les civils est un engagement fort pris par les Autorités de la Transition de notre pays au regard de la situation sécuritaire complexe dans laquelle nous sommes depuis pratiquement une décennie », a indiqué l’officier malien.
Puis, il a souligné que la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC) demeure une menace majeure pour la paix et la sécurité, tant au niveau national que régional. Ces armes, a-t-il dénoncé, causent des pertes humaines indiscriminées, sans distinction d’âge, de sexe, d’ethnie ou de religion, engendrant des conséquences dévastatrices.
Face à ce défi, les autorités de la Transition ont renforcé le cadre juridique par l’adoption, en 2021, d’une nouvelle loi et de ses textes d’application. Cette réglementation, en conformité avec les engagements sous-régionaux, continentaux et internationaux du Mali, vise à mieux contrôler les flux d’armes et à prévenir leur détournement grâce à un système efficace de gestion et de suivi.
Pour sa part, M. Oumar SOGOBA, au nom du ministre de la Sécurité et de la protection civile, a appelé à une sensibilisation de la population à la détention illégale d’armes. Le nombre d’armes et de munitions qui circulaient dans le pays était très élevé, a affirmé M. SOGOBA avant de se réjouir de leur réduction progressive, grâce à l’engagement soutenu du Secrétariat permanent et de ses partenaires.
À l’issue de la cérémonie, des attestations de reconnaissance ont été remises aux tribunaux de la Commune IV, des enfants, de Bougouni et de San, ainsi qu’aux polices militaires, pour leur collaboration exemplaire dans la sécurisation des armes saisies dans le cadre de la lutte contre la criminalité.
Par Saba BALLO