Au terme de sa participation au 3ᵉ sommet Afrique-Russie, tenu les 28 et 29 octobre à Moscou, le président de la Transition, le général d’armée Assimi GOÏTA, a dressé le bilan de la coopération entre le Mali et la Fédération de Russie.
À l’issue de son séjour à Moscou, dans le cadre du 3ᵉ sommet Afrique-Russie, le président de la Transition, le général d’armée Assimi GOÏTA, a accordé une interview à la chaîne nationale ORTM pour revenir sur les résultats de cette rencontre et sur les perspectives du partenariat entre Bamako et Moscou.
Accompagné d’une importante délégation composée de membres du gouvernement, de collaborateurs de son cabinet et d’opérateurs économiques maliens, le chef de l’État a notamment évoqué les différentes dimensions de la coopération entre le Mali et la Fédération de Russie.
Ce sommet, auquel Assimi GOÏTA participe pour la troisième fois, est devenu une nouvelle tribune pour le renforcement de la coopération entre les pays africains et la Russie. L’une de ses retombées au Mali, au Niger et au Burkina Faso est l’efficacité accrue des opérations militaires de traque des terroristes.
Pour le président GOÏTA, cette coopération se traduit, au-delà de la fourniture d’équipements, par le transfert de compétences et la formation des militaires, ainsi que par le déploiement de l’Africa Corps dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel.
« Force est de constater que l’Africa Corps est encore déployé dans ces trois pays, que ce soit au Mali, au Burkina Faso ou au Niger », a-t-il déclaré, soulignant que cette coopération vise à « sécuriser l’ensemble du territoire de l’AES », où des terroristes ont créé des sanctuaires. Contre toute valeur humaine, ils tuent, pillent des villages, torturent des enfants et violent des filles et des femmes.
Dans le cadre bilatéral, le président s’est également réjoui de la signature de plusieurs accords dans les domaines de l’énergie, des mines et de l’éducation, entre autres.
« Le plus important est que cela se fasse dans un bon état d’esprit, dans le cadre du respect mutuel, dans le cadre de la souveraineté de nos États, ainsi que dans la défense des intérêts de nos deux pays. Nous sommes donc très réconfortés et disposés à renforcer davantage cette coopération bilatérale avec la Fédération de Russie », a soutenu le général Assimi GOÏTA.
Malgré les sanctions contre la Russie, qui ont eu un impact sur la mise en œuvre de certains projets, le président Assimi GOÏTA a indiqué que les accords de 2022 et les engagements pris ont, dans leur quasi-totalité, été exécutés à 90%, qu’il s’agisse des formations ou d’un certain nombre de projets.
« Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir des équipements que beaucoup de pays, même avec de l’argent, ne pourraient pas obtenir. Cela témoigne non seulement de la cohérence de notre collaboration, mais surtout de la confiance humaine que nous avons les uns envers les autres », a-t-il salué, évoquant le niveau de coopération avec la Russie.
En dépit de ce partenariat fondé sur le respect de la souveraineté des nations, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la défense des intérêts des populations, certains, selon le président Assimi GOÏTA, cherchent à dissuader les pays de l’AES de se rapprocher notamment de la Russie et de la Chine.
Loin de se tromper de cible, a-t-il fait remarquer, avant de rappeler le principe qui guide leurs décisions : « Nous, nous œuvrons pour le bien-être de nos populations, nous travaillons pour l’intérêt général de nos différents peuples. Et nous irons chercher ces intérêts partout où nous pourrons les trouver. »
Persuadé de la sincérité du partenariat avec la Russie, il affirme : « Nous voulons donc vraiment rassurer le peuple malien que la Fédération de Russie est un bon partenaire, un partenaire fiable, un partenaire sincère, qui n’est pas du tout un partenaire démagogue. »
PAR SIKOU BAH








