L’office central des stupéfiants (OCS), en collaboration avec la Police Nationale et la Gendarmerie Nationale, a organisé, ce jeudi 4 juin, une cérémonie publique de destruction de produits illicites saisis entre janvier et juin 2026, à Dio-Gare.
L’événement était présidé par le directeur adjoint de l’OCS, le contrôleur général Bassirou Bamba, en présence du maire de Dio-Gare, des représentants des associations de lutte contre la drogue, etc.
Plus de 161 tonnes 227 kg de produits seront détruits, pour une valeur marchande estimée à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. Il s’agit de : 5 kg de cocaïne, 61 tonnes 222 kg de produits pharmaceutiques contrefaits, 90 tonnes 495 kg de charbon de chicha, soit 5 300 cartons, 10 256 appareils chicha, 9 tonnes d’autres drogues prohibées.
Les produits proviennent des antennes OCS de Bamako Rive Droite, Bamako Rive Gauche et de la CAAT – Cellule Aéroportuaire Anti-Trafic.
Cette opération est menée conformément à l’article 136 de la Loi 01-078 du 18 juillet 2001 sur les stupéfiants, qui prévoit la destruction de toute drogue saisie. La cérémonie se déroule sous la présidence du Directeur de l’OCS et en présence de la Commission Nationale instituée par l’Arrêté du 5 mars 2021.
Au-delà du symbole, cette incinération vise à protéger la santé des populations contre les effets dangereux de ces substances.
La présence des organisations de la société civile et des médias permettra de renforcer la sensibilisation et d’encourager un changement de comportement, notamment chez les jeunes.
Le Mali demeure un pays de transit. Sur la période 2024 à ce jour, 80% des personnes impliquées dans le trafic ont entre 15 et 45 ans et sont majoritairement de nationalité malienne.
Parmi les personnes interpellées par l’OCS, 78% sont de jeunes consommateurs. L’OCS note également une recrudescence de la culture du cannabis sur le territoire national.
L’OCS réaffirme sa détermination à lutter contre le trafic et la consommation de drogues, avec l’appui des forces de sécurité et des partenaires.
Par Abdoulaye OUATTARA