Sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOÏTA, président de la Transition, le Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) s’est tenu, ce mardi 9 juin 2026 à Koulouba. Entre bilan résilient et mesures de soutien massives, l’État affiche une volonté claire : transformer l’agriculture en un moteur de croissance durable malgré les défis climatiques.
Cette importante rencontre annuelle, instituée par la Loi d’orientation agricole, a enregistré la participation du Premier ministre, Abdoulaye MAIGA ; des membres du gouvernement concernés, notamment les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et de la Sécurité alimentaire, ainsi que des représentants de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM) et des principales organisations professionnelles du monde rural.
Le ministre de l’Agriculture, le Dr Ibrahima SAMAKÉ, a présenté un bilan encourageant de la campagne précédente, soulignant que le secteur a tenu bon face aux aléas.
Pour garantir le succès de la nouvelle saison, le général d’armée Assimi GOÏTA a annoncé une série de mesures financières fortes visant à alléger les coûts pour les producteurs.
Ainsi, le prix d’achat subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix est fixé à 300 F CFA. Par ailleurs, le prix d’achat subventionné du sac de 50 kilogrammes d’engrais minéraux est arrêté à 15 000 F CFA, tandis que celui du sac de 50 kilogrammes d’engrais organiques est maintenu à 3 000 F CFA.
Dans le même élan, le prix d’achat d’un kilogramme de semence de maïs hybride est fixé à 1 500 F CFA.
Enfin, le prix d’achat d’un kilogramme de biostimulant OVALIS est arrêté à 17 500 FCFA.
L’État maintient également son soutien à l’élevage en affectant 10 % des graines de coton aux huileries pour l’alimentation du bétail.
Si le président de l’APCAM, Sanoussy Bouya SYLLA, a chaleureusement remercié les autorités pour les acquis des cinq dernières années (subvention de tracteurs, sécurisation des terres, lutte contre le vol de bétail), il n’a pas occulté les zones d’ombre.
Les producteurs s’inquiètent notamment des prévisions météorologiques annonçant un hivernage déficitaire et ont appelé à l’activation rapide du Fonds national d’appui à l’agriculture pour faciliter l’accès au crédit.
Par Abdoulaye OUATTARA