Une délégation ministérielle de notre pays prend part à la Conférence Internationale du Travail qui se tient du 1er au 14 juin 2026 à Genève en Suisse. Au cours de la troisième journée ce mercredi 3 juin, notre pays a été interpellé sur la violation de la convention 182 sur la pire forme de travail des enfants.
Devant le ministre Oumou Sall SECK, ministre de l’entreprenariat nationale de l’emploi et de la formation professionnelle et de Docteur Fassoun Coulibaly, Ministre du Travail, de la Fonction Publique le comité d’experts du BIT, a accusé le Mali d’exposer les enfants aux pires formes du travail des enfants. Cela par le recrutement des enfants soldats par les groupes armés et par l’armée du Mali mais aussi par la mendicité instaurée par les marabouts et l’exploitation des enfants dans l’orpaillage traditionnel.
Le gouvernement du Mali, représenté par le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, a réfuté les accusations de recrutement d’enfants dans le rang des forces de Défense et de sécurité tout en rappelant les dispositions législatives en vigueur au Mali , l’âge de recrutement dans l’armée (18 ans), les efforts engagés par la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants, les progrès réalisés dans la scolarisation des enfants et les actions engagées auprès des familles pour soustraire les enfants de l’orpaillage traditionnel.
Quant aux enfants talibés et la mendicité, le ministre a annoncé que des mesures sont en cours d’adoption pour mettre un terme à cette pratique.
Le ministre en charge du travail et de la fonction publique a aussi rappelé que le Mali récuse le rapport de Nations unies sur lequel les experts se sont basés. Il a aussi noté que la plupart de ces experts n’ont jamais mis pied sur le terrain.
PAR AMINA SISSOKO