Bamako, Mali
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Journée Culturelle du Sinankouya: l’impact du Sinankouya sur la cohésion nationale débattu

L’Association malienne pour la promotion du Sinankouya a organisé sa 16è journée culturelle du sinankouya, ce samedi 31 octobre 2026, au Palais de la culture placée sous le thème : « Enjeux du Sinankouya et

L’Association malienne pour la promotion du Sinankouya a organisé sa 16è journée culturelle du sinankouya, ce samedi 31 octobre 2026, au Palais de la culture placée sous le thème : « Enjeux du Sinankouya et de son impact sur la cohésion nationale ». 

Les conférenciers étaient Souleymane DIABATE, membre du Mouvement N’go et Djéli Bakoroba DIABATE. 

C’était en présence des parrains de l’évènement :  Mamadou DIARRA, directeur régional de la culture du district de Bamako, non représentant du ministre Mamou DAFFE ; de Bassounko DEMBELE, président de ’’Tiramaka si’’ (un regroupement des Traoré du Mali).  

On notait également le président de l’Association malienne pour la promotion du sinankouya, Sékou Siraman DIARRA, des délégations de Banamba, Sanankoroba, Konobougou, Kati, ainsi que des représentants des pays frères du Burkina et de la Côte d’Ivoire.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Sékou Siraman DIARRA a expliqué que cette journée coïncidait avec un moment où le pays est fragilisé depuis plus d’une décennie par des crises multidimensionnelles. Il a ajouté que le sinankouya est une valeur qui pourrait réduire les tensions entre les communautés.

Avec force, le président Sekou Siraman DIARRA a témoigné que ce rendez-vous annuel vient en complémentarité du festival. Il a révélé que ces activités du sinankouya visent à soutenir activement les efforts de recherche de la paix, de cohésion sociale et de réconciliation nationale. 

« Avec le sinankouya, il est possible qu’un terroriste DIARRA soit interpelé par son cousin TRAORE. Les Maliens doivent unir leurs efforts pour que le pays puisse avoir une paix durable. », a souligné le président de l’association.

Il a indiqué que le sinankouya apaise les foyers de tension et retisser le lien social.

Les conférenciers ont rappelé que le sinankouya (parenté à plaisanterie) trouve ses racines dans l’adoption de la Charte de Kourouka Fouga du Mandé en 1236.

Pratique sociale régissant les relations entre patronymes, il joue selon les conférenciers, un rôle régulateur irremplaçable. 

« Le sinankouya permet d’atténuer les conflits et les mésententes entre les différentes communautés de la société », a expliqué Souleymane DIABATE.

Le sinankouya, selon les conférenciers, remplit une fonction éminemment sociale, culturelle et spirituelle. Il constitue un véritable « pacte social » entre les noms de famille, un héritage précieux qu’il ne faut en aucun cas abandonner. 

Cette journée culturelle était une occasion pour les conférenciers, d’exhorter l’ensemble des communautés à perpétuer cette pratique pour consolider durablement le vivre-ensemble au Mali. 

La 16è édition de la journée culturelle du sinankouya a été bouclée par une grande soirée traditionnelle au terrain Djakarta à Kalaban-coura, animée notamment par les joueurs de Dozo n’goni Sinaly SANOGO et Vieux KONE (fils de feu Inzan Koné). Enfin, il a été décidé par les participants d’organiser la 17è édition de la journée culturelle du sinankouya à Konobougou. 

PAR SABA BALLO

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