Le groupe canadien Barrick Mining a annoncé ses prévisions de production pour notre pays estimées entre 260.000 et 290.000 onces d’or en 2026 pour la mine de Loulo-Gounkoto. Les données sont issues d’un rapport financier de Barrick Mining publié le 5 février.
Selon le dernier rapport financier de Barrick Gold, publié le 5 février, la production de 2026 devrait se situer entre 260 000 et 290 000 onces d’or. Ce chiffre reste largement inférieur aux meilleurs résultats historiques du site : en 2024, Loulo Gounkoto avait produit environ 720 000 onces. Néanmoins, cette reprise est considérée comme un pas essentiel pour relancer l’activité et sécuriser l’investissement du groupe canadien ainsi que les recettes de l’Etat malien, qui détient 20 % du gisement.
Avec le cours de l’or actuellement au plus haut, la production attendue pourrait générer un chiffre d’affaires d’au moins 1,5 milliard de dollars. Une part importante de cette somme se traduira en recettes fiscales pour le Mali, vitales pour soutenir le budget national et financer des projets de développement. Après une chute significative de la production en 2025, le redémarrage du complexe aurifère est donc stratégique pour le pays.
Au-delà de la reprise immédiate, Barrick Gold et l’Etat malien négocient áctuellement le renouvellement, pour dix ans, du permis d’exploitation de la mine de Loulo, dont l’expiration est prévue à la fin février. Ce renouvellement est crucial pour garantir la continuité de l’exploitation et sécuriser les investissements futurs dans le complexe aurifère.
Plus grande mine d’or de notre pays, Loulo-Gounkoto a été au cœur d’un bras de fer entre Barrick et les autorités de la transition, l’Etat ayant décidé d’appliquer au groupe les nouvelles clés de répartition des revenus prévues dans le nouveau Code minier de 2023. Ce différend a franchi un cap en janvier 2025, lorsque la compagnie a fermé le site après la saisie par les autorités d’un stock d’or.
Le site est ensuite resté à l’arrêt jusqu’en juin 2025, date à laquelle il a été placé sous administration provisoire à la demande du gouvernement, en vue d’une reprise des opérations. Une évolution est toutefois intervenue en novembre, avec la conclusion d’une transaction ayant mis fin au litige entre les deux parties. L’accord prévoyait notamment l’abandon par Bamako de l’ensemble des charges visant les filiales locales de Barrick, ainsi que la restitution du stock d’or saisi et du contrôle opérationnel du site à la compagnie.
PAR SIKOU BAH