Le Mali ne se négocie plus. Il se vit, se défend et s’impose. Au cours du dernier quart de siècle, notre nation a consenti à tous les sacrifices imaginables sur l’autel d’une paix introuvable, souvent dictée par des agendas extérieurs. Nous avons ouvert nos bras, partagé nos maigres ressources et toléré des accords transitoires qui, sous couvert de réconciliation, portaient en eux les germes silencieux de la partition de notre pays. Par pure décence républicaine et par amour de la paix, notre pays a cru que le dialogue permanent désarmerait la haine et la sédition. Ce fut une illusion tragique, payée au prix fort par nos soldats et nos populations sans défense. L’histoire, implacable, a fini par mettre à nu la duplicité des séparatistes prompts à signer des traités de papier le matin dans les salons feutrés et à pactiser avec la barbarie le soir venu.
Aujourd’hui, le voile des faux-semblants est définitivement déchiré. La collusion désormais avérée et documentée sur le terrain entre les opportunistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les fanatiques du GSIM ne laisse plus aucune place au doute, ni aux contorsions diplomatiques. Face à cette coalition du sang qui cible lâchement nos infrastructures vitales de Mopti à Kidal, la réponse de notre pays ne peut plus être sémantique ou juridique. Elle est, et doit être, totale, républicaine, souveraine et militaire. On ne discute pas avec ceux qui veulent détruire les fondements mêmes de la République.
Sous la direction ferme des autorités de la transition, le Mali a enfin retrouvé sa dignité historique, sa fierté nationale et sa boussole stratégique. Le sursaut patriotique né des événements récents a balayé la naïveté des gouvernances passées pour imposer une realpolitik de la souveraineté nationale. En reprenant héroïquement le contrôle de Kidal par la force légitime des armes et en mettant à prix pour plusieurs milliards de francs CFA la tête des leaders terroristes, notre pays envoie un signal d’une clarté absolue à la communauté internationale : l’intégrité de notre territoire n’est pas une marchandise diplomatique.
Le cadre politique est désormais verrouillé. La Charte nationale du 22 août 2025 a scellé de manière irréversible notre modèle d’État unitaire et hyper-centralisé, excluant tout statut d’exception ou autonomie de façade. L’ère du chantage et de l’ingérence étrangère est définitivement révolue. Derrière les Forces armées maliennes, c’est tout un peuple debout, uni et solidaire qui marche vers sa libération intégrale. Que les ennemis de la patrie et leurs parrains occultes le sachent bien : sur chaque centimètre carré de ce territoire béni, seule flottera désormais la bannière de la justice et de l’autorité exclusive de la République. Le Mali est un, indivisible, et il réécrit aujourd’hui son destin souverain les armes à la main.
Par SIKOU BAH