Le ministre de la justice et des droits de l’homme, a pris part ce mardi 25 février 2026 aux travaux de la 61ème session du conseil des droits de l’Homme des nations Unies à Genève (Suisse). Sur cette tribune, le Garde des sceaux, Mamoudou KASSOGUE a réaffirmé l’engagement du Mali en faveur des droits humains, tout en soulignant le respect de la souveraineté nationale et les spécificités du contexte sécuritaire de notre pays.

Prenant la parole devant cette auguste assemblée, le ministre Mamadou KASSOGUE a fait un aperçu de la situation du droit de l’homme dans notre pays qui, dit-il, connait des avancées notable dans plusieurs, notamment la sécurité et le domaine des réformes politiques et institutionnelles.
À cet effet, il a dénoncé le nouveau mode opératoire des groupes terroristes qui s’attaque à l’économique du pays dont l’une des manifestations s’est traduite par la perturbation de l’approvisionnement des villes et des usines en produits pétroliers, visant à asphyxier le pays.
Face à la complexité de la situation au Sahel, le ministre en charge de la justice et des droits de l’homme a annoncé la création de la Force Unifiée-AES, mise en place par les Chefs d’Etat de la Confédération AES, afin de mutualiser leurs efforts pour endiguer le terrorisme, améliorant ainsi la situation sécuritaire globale au Sahel.
Dans le domaine de la Paix et de la réconciliation nationale, le ministre Mamadou KASSOGUE a rappelé que notre pays s’est doté en août 2025 de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, qui vise à assurer la stabilité et la cohésion sociale, mais aussi à renouveler et consolider la Culture de la Paix.
« Plus qu’un contrat social, la Charte sera le guide de l’action des pouvoirs publics dans la mise en œuvre des mécanismes de réconciliation et la garantie des droits légitimes des victimes » a déclaré le ministre en charge du droit de l’Homme devant le conseil.
En ce qui concerne les réformes politiques et institutionnelles, il a expliqué que notre pays poursuit l’adoption des textes d’application de la Constitution du 22 juillet 2023, la réforme de la gouvernance à travers notamment la digitalisation de l’Administration et le renforcement de l’autorité de l’Etat.

AMINA SISSOKO

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