Des éléments terroristes ont revendiqué, dimanche dernier, le sabotage d’une portion stratégique de la ligne électrique haute tension gérée par l’OMVS, privant des milliers de foyers et d’entreprises d’énergie. Plus grave encore, des menaces directes pèsent désormais sur la centrale électrique elle-même, une infrastructure vitale pour l’ensemble de la sous-région.
Dans un communiqué d’une rare virulence diffusée, ce lundi 11 mai 2026, l’opinion nationale s’insurge contre les récents actes de sabotage perpétrés par les groupes armés terroristes. En s’attaquant aux lignes de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), le JNIM et ses alliés du FLA marquent une nouvelle étape dans leur stratégie d’asphyxie des populations civiles.
Alors que le pays traverse une période de tension sécuritaire accrue, une nouvelle ligne rouge a été franchie.
« Ce n’est pas le régime que vous frappez, mais directement les populations civiles », dénonce le texte qui circule avec force dans les milieux citoyens.
Le constat est amer : derrière les slogans de lutte armée, la réalité est celle d’une guerre économique contre les plus vulnérables. En incendiant des bus et en détruisant des installations de transport d’électricité, ces groupes ne s’attaquent pas à des objectifs militaires, mais au quotidien des Maliens.
Pour de nombreux observateurs, ces actes traduisent un aveu de faiblesse sur le terrain face aux Forces Armées Maliennes (FAMa).
« Agir en petits groupes, frapper lâchement puis fuir aussitôt n’est pas une preuve de force », souligne un observateur, pointant du doigt l’incapacité de ces groupes à affronter loyalement les forces de défense et de sécurité.
Le sentiment de rejet à l’égard de la coalition JNIM-FLA semble avoir atteint un point de non-retour.
La stratégie de la terreur, loin de rallier les opinions, semble au contraire cimenter l’unité nationale autour du rejet de ces méthodes qualifiées de « lâches ».
Alors que les équipes techniques s’affairent pour tenter de rétablir le courant et sécuriser les installations de l’OMVS, l’appel à la vigilance citoyenne est plus que jamais d’actualité.
La question reste entière : jusqu’où ira cette escalade dans la destruction des biens publics ?
Une chose est certaine, pour la population malienne, ces actes ne sont plus des faits de guerre, mais des crimes contre le développement du pays.
Par Abdoulaye OUATTARA