La société minière canadienne Barrick Mining Corporation a publié des résultats financiers et opérationnels du premier trimestre 2026. Les données marquent une hausse significative de la production d’or comparativement à 2025.
L’année 2025 avait été particulièrement difficile pour le géant minier. Le différend opposant la société aux autorités maliennes autour des questions fiscales, du nouveau code minier et du partage des revenus avait considérablement affecté les opérations du groupe dans le pays.
Cette situation avait pesé sur les capacités de production et empêché Barrick d’atteindre pleinement ses prévisions annuelles. Les perturbations avaient notamment touché le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, considéré comme l’un des actifs stratégiques du groupe en Afrique.
Dans un contexte déjà marqué par l’insécurité et les difficultés logistiques, les tensions entre Bamako et la société canadienne avaient accentué les incertitudes autour de l’avenir des activités minières.
Mais au premier trimestre 2026, les indicateurs repartent progressivement à la hausse. Dans son rapport trimestriel publié ce mercredi, Barrick Mining Corporation annonce une production globale de 719 000 onces d’or et 49 000 tonnes de cuivre, des niveaux supérieurs aux prévisions internes du groupe.
Le groupe explique cette performance notamment par « une montée en puissance plus rapide que prévu à Loulo-Gounkoto », signe que les activités reprennent progressivement malgré un fonctionnement qui ne serait pas encore revenu à son plein potentiel.
Sur le plan financier, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 5,22 milliards de dollars américains, soit environ 3 132 milliards de FCFA.
Ce résultat représente une hausse de 67 % par rapport aux 3,13 milliards de dollars du premier trimestre 2025.
Les flux de trésorerie d’exploitation se sont élevés à 2,55 milliards de dollars, soit environ 1 530 milliards de FCFA, en progression de 111 % sur un an. Les flux de trésorerie disponibles attribuables ont atteint 1,21 milliard de dollars, soit environ 726 milliards de FCFA, en hausse spectaculaire de 195 % comparativement à l’année précédente.
Le président-directeur général de Barrick Mining Corporation, Mark Hill, s’est félicité de ces performances, estimant que le groupe avait « entamé l’année avec un autre excellent trimestre ». Selon lui, la société a su tirer profit de la hausse du prix de l’or tout en améliorant ses performances opérationnelles et ses standards de sécurité.
Le dirigeant a également souligné les avancées des projets de croissance du groupe, notamment sur les sites de Lumwana et Fourmile. Il a réaffirmé l’objectif de l’entreprise de respecter ses prévisions de production et de coûts tout au long de l’année 2026.
Du côté des coûts de production, Barrick indique que le coût des ventes de l’or s’est établi à 1 922 dollars l’once contre 1 629 dollars au premier trimestre 2025. Malgré les pressions inflationnistes et la hausse des redevances, les coûts sont restés inférieurs aux prévisions de la société grâce à des gains d’efficacité dans l’exploitation et le traitement du minerai.
La production de cuivre a également progressé de 11 % sur un an. Toutefois, la hausse des coûts opérationnels et des redevances liées à l’augmentation des prix du cuivre a entraîné une augmentation des coûts de production du métal rouge.
Barrick maintient néanmoins ses prévisions annuelles inchangées et anticipe une hausse progressive de la production d’or au cours des prochains trimestres. Pour le deuxième trimestre 2026, la société prévoit une production comprise entre 730 000 et 770 000 onces d’or.
PAR SIKOU BAH