Bruno Fuchs, député français et président de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale française, a été l’invité de RFI (« Le Grand Invité Afrique ») le vendredi 22 mai 2026. Lors de son intervention, il a évoqué deux scénarios dantesques possibles pour notre pays : soit la capitulation, soit la dislocation. Entre les lignes, il passe aux aveux sur plusieurs desseins funestes de Paris envers cette transition et le Mali.
Contre cette nation désormais rebelle au paternalisme et aux condescendances hors saison, et contre son leader Assimi Goïta, le gouvernement français se cache-t-il encore ? Bruno Fuchs n’est pas n’importe qui, c’est un macroniste de haut rang. Il dit ce que son patron pense. Il parle de la fin de la présidence Goïta, de blanchir les djihadistes et les séparatistes, ainsi que de l’intégration des terroristes dans notre quotidien. Il évoque une transition politique dirigée par un militaire dont il refuse même de prononcer le nom. Il imagine un pouvoir de transition composé d’officiers félons, plus dociles et plus soumis envers Paris, accompagnés des renégats du Front de libération de l’Azawad (FLA) et des poltrons exilés, ou encore de groupes armés terroristes dits « plus modérés » qui découperaient le Mali en petits morceaux suivant leurs appétits.

C’est cela le plan. Bruno Fuchs avoue à demi-mot que les attaques du 25 avril ont bénéficié d’un soutien extérieur, avec des acteurs qui ont tout intérêt à voir le président de la transition, le Général Assimi Goïta, tomber et le pays se disloquer. Pourtant, lorsque les mêmes constats et certitudes venaient de Maliens mus uniquement par l’amour de leur pays, la cinquième colonne et les voix de son maître vociféraient des accusations de propagande et de populisme sur tous les toits.
Aujourd’hui, à la lumière de ses propos, les intentions de cette haute personnalité française deviennent de plus en plus limpides. Sa déclaration trahit l’existence de contacts directs, de passerelles et de convergences entre les terroristes, des opposants politiques en exil et d’autres figures bien installées à Paris sous la protection de l’État français. Mais bon, passons.
Aveux, manipulations et mensonges
Parmi les principales affirmations mensongères de Bruno Fuchs et ses aveux figurent :
1. L’idée que « les Russes négocient leur départ du Mali » : il s’agit là d’une pure crapulerie communicationnelle. Le député français sait qu’il ment, le journaliste français sait qu’il lui ment et qu’il ment à ses auditeurs. Pourquoi agir ainsi ? Pour porter le narratif occidental d’une Russie vaincue qui détale comme un lapin… C’est faux : la Russie est là, elle a même renforcé sa présence depuis les attaques terroristes du 25 avril dernier. Et les Maliens n’ont jamais autant senti la Russie à leurs côtés, tant sur le plan opérationnel qu’humain.
2. L’affirmation selon laquelle « la junte au pouvoir à Bamako va tomber dans quelques semaines ou quelques mois » : le président de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale française et son patron élyséen prennent leurs chimères pour une prophétie coranique. Devant la commission de la Défense du Sénat français, en marge des questions sur le budget de l’armée, le ministre français des Armées Sébastien Lecornu avait soutenu avec conviction et emphase, déjà le 11 octobre 2023, qu’« il pourrait y avoir une partition du Mali dans les semaines ou les mois qui viennent ». Ce sont exactement les mêmes éléments de langage, mot à mot : « le Mali va tomber dans quelques semaines ou quelques mois ». Mais voilà, des années après, le Mali et Assimi Goïta sont toujours là, debout.
3. Une transition sans Assimi Goïta : il est clair que la France n’a jamais porté et ne pourra jamais porter dans son cœur l’officier malien qui lui a dit non. Non pour la désignation du président de la transition ; non pour la désignation du Premier ministre de la transition ; non pour la désignation du président du Conseil national de la transition. Paris ne peut envisager l’avenir du Mali avec Assimi Goïta à sa tête. C’est la doctrine du « Tout sauf Assimi » (TSA), mais les Maliens sauront y répondre par un « Assimi ou rien ».

4.Une transition avec un autre militaire de la transition dont il tait le nom : soit il est dans le secret des dieux d’un putsch fomenté avec un militaire contre Assimi (ce qui relève de la complicité de tentative de déstabilisation des institutions), soit il s’inscrit dans une guerre psychologique et communicationnelle tendant à manipuler l’opinion nationale et à diviser l’armée afin de saper le moral des troupes.
5. Une transition de 3 à 6 mois : un remake de 2013 ? Entre l’Accord préliminaire de Ouagadougou signé le 18 juin 2013 entre le gouvernement malien de transition et les groupes armés, et l’élection présidentielle dont le premier tour s’est tenu le 28 juillet 2013, il s’était écoulé à peine un mois et dix jours. Où cela nous a-t-il conduits ? Aux mêmes problèmes avec les mêmes acteurs. Que Paris arrête son foutage de gueule et cesse de nous prendre pour des benêts. Comment un pays soumis au pire des terrorismes, sponsorisé à ciel ouvert, pourrait-il, comme par magie et du jour au lendemain, organiser des élections sérieuses et crédibles ? C’est absurde.
6. Négocier avec le JNIM : le député macroniste est-il devenu un émissaire du JNIM qui accepterait de déposer les armes pour dialoguer avec le Mali ? Ou est-il le porte-parole du sponsor connu de ce groupe djihadiste, qui s’engagerait à faire pression sur les terroristes afin de les amener dans un processus politique ?
La France avait agi de la sorte en 2013 avec ceux qu’elle avait appelés à quitter l’Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly pour faire bonne figure. C’est ainsi que des djihadistes déserteurs ont formé le MIA (19 mai 2013) et le HCA (2 mai 2013), avant de fusionner pour donner naissance au HCUA, lequel a intégré la CMA puis le CSP. Ne sont-ce pas les mêmes qui, avec le concours du JNIM d’Iyad Ag Ghaly, ont attaqué notre pays le 25 avril, et avec lesquels la France, par la voix du président de la Commission des Affaires étrangères de son Assemblée nationale, nous demande aujourd’hui de négocier ?
Depuis quand la France soutient-elle la négociation avec les groupes armés djihadistes et au nom de quoi ? De la démocratie ou de la République ? Contre le Mali qui refuse de s’aplatir, la France prônerait-elle la participation aux affaires de l’État par le moyen des armes ? Le JNIM, contrairement aux fantasmes français, ne prône pas un djihadisme modéré. S’il a appelé à l’unité autour de lui avec des politiciens opposés à la transition, le JNIM n’a jamais fait mystère de ses objectifs : renverser les autorités de la transition pour y substituer un gouvernement basé sur la charia. Que Bruno Fuchs ne tente pas d’endormir nos intelligences : le JNIM cherche bel et bien à diriger le Mali.

7. Un avenir limité à deux options (la capitulation ou la fragmentation/dislocation du Mali) : l’affirmation selon laquelle notre pays n’aurait d’autre choix que la capitulation face aux groupes armés ou la dislocation pure et simple de son territoire relève d’une rhétorique binaire et anxiogène. Elle nie l’existence d’une troisième voie pourtant activement bâtie par le Mali : celle de la reconquête souveraine et de la refondation étatique par l’effort national. La vision de Bruno Fuchs ignore délibérément la résilience historique de notre peuple et la transformation profonde de ses forces armées. Les FAMa ne se trouvent pas dans une posture d’effondrement, mais dans une dynamique de réorganisation stratégique à long terme. L’architecture institutionnelle issue de la Constitution de la IIIe République et la montée en puissance de l’Alliance des États du Sahel (AES) démontrent une volonté de fer de maintenir l’intégrité territoriale sans céder aux chantages séparatistes ou djihadistes.
De plus, réduire l’avenir du Mali à ce double prisme catastrophe occulte les mécanismes traditionnels et endogènes de médiation intercommunautaire. Le dialogue national, profondément ancré dans la culture malienne, offre des solutions de pacification durables que les grilles de lecture occidentales ne parviennent pas à appréhender. Le Mali ne capitulera pas et ne se fragmentera pas ; il redéfinit souverainement les conditions de sa paix intérieure.

Ensuite, le fait de réduire l’avenir de notre pays à une alternative entre « capitulation » et « dislocation » peut être interprété comme une vision excessivement catastrophiste et paternaliste. Cette grille de lecture ignore plusieurs réalités : la résilience historique de l’État malien ; les capacités d’adaptation des FAMa ; les recompositions régionales en cours dans l’espace AES ; ainsi que le soutien populaire dont bénéficie encore la transition dans une partie importante de l’opinion malienne.
Ce discours peut aussi être vu comme la continuité d’une certaine tradition politique française consistant à considérer notre pays et l’ensemble du Sahel sous l’angle de la tutelle stratégique française. Après l’échec de l’opération Barkhane et le départ des forces françaises, certains responsables politiques français peinent à accepter la réorientation géopolitique opérée par notre pays.
8. L’idée que les autorités maliennes auraient conduit le pays dans une impasse stratégique en rompant avec la France : soutenir que la rupture diplomatique et militaire avec Paris a plongé le Mali dans une impasse stratégique est une lecture erronée qui omet de dresser le bilan de la présence française. En près de dix ans d’opérations (Serval puis Barkhane), les forces françaises n’ont pas éradiqué la menace, mais l’ont vue s’étendre du Nord vers le Centre du pays, tout en sanctuarisant Kidal au détriment de l’autorité de l’État malien. La prétendue « impasse » actuelle est en réalité une phase de transition obligatoire pour restaurer une souveraineté totale.
En s’affranchissant du diktat colonial, notre pays a repris la main sur sa propre cartographie sécuritaire. Le Mali choisit désormais ses partenaires sans intermédiaires, diversifiant ses alliances militaires, technologiques et économiques avec des puissances émergentes globales. L’acquisition autonome de vecteurs aériens modernes et la restructuration du renseignement militaire prouvent que le pays est sorti d’une dépendance paralysante pour entrer dans l’ère de l’initiative stratégique.
La situation actuelle présente certes des défis asymétriques complexes, mais ils sont désormais gérés par et pour les Maliens. Qualifier ce sursaut national d’impasse revient à criminaliser l’autonomie d’un État qui refuse de déléguer la sécurité de ses citoyens à une puissance étrangère aux intérêts ambigus.

9.La suggestion que les partenaires russes chercheraient avant tout à préserver leurs intérêts miniers avant un retrait : ces déclarations apparaissent largement spéculatives. Bruno Fuchs ne produit publiquement ni preuves vérifiables, ni documents, ni confirmations officielles venant de Russie, du Mali ou même d’organisations internationales attestant d’un départ négocié des Russes. Il s’agit essentiellement d’analyses politiques et d’anticipations personnelles présentées avec un ton affirmatif. Or, dans un contexte asymétrique extrêmement sensible, ce type de communication peut être perçu comme relevant davantage de la guerre psychologique et médiatique que d’une démarche diplomatique prudente.
La suggestion selon laquelle la Fédération de Russie et les forces d’Africa Corps n’auraient pour unique boussole au Mali que la prédation des ressources minières — notamment l’or — avant un retrait imminent procède d’un exercice de dénigrement géopolitique classique. Cette grille de lecture tente de masquer la nature globale et multidimensionnelle de la coopération entre Bamako et Moscou, qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat historique, stratégique et géopolitique mutuellement bénéfique à long terme.
Notre relation bilatérale avec la Russie ne se résume pas à un simple contrat de mercenariat payé en concessions extractives. Elle englobe un soutien diplomatique crucial au Conseil de sécurité de l’ONU, des transferts de technologies militaires de pointe, de la formation d’officiers et des accords de coopération énergétique et industrielle. Agiter le spectre d’un départ précipité des Russes après avoir « spolié » les mines relève de la guerre psychologique et d’un mensonge éhonté.
Notre pays, à travers son nouveau code minier, a précisément renforcé le contrôle de l’État sur ses ressources pour éviter toute forme de pillage, qu’il vienne de l’Ouest ou de l’Est. Ce partenariat repose sur le respect de notre souveraineté, offrant un contraste saisissant avec l’ancien modèle paternaliste qui, lui, s’octroyait des monopoles économiques sans garantir la sécurité du territoire.

10. Les propos de Bruno Fuchs ne sont ni plus ni moins qu’un souhait implicite d’échec de la transition. Lorsqu’un haut responsable français évoque publiquement la chute prochaine d’un régime étranger, cela soulève des interrogations diplomatiques majeures. Beaucoup y voient moins une analyse neutre qu’une posture politique visant à délégitimer les autorités de la transition sur la scène internationale.
Enfin, ces déclarations alimentent le sentiment, très répandu au Mali, que certains cercles politiques français continuent de considérer le pays comme un espace d’influence stratégique devant rester aligné sur les intérêts occidentaux, et plus précisément français. Les références répétées à la fragmentation du Mali rappellent également les inquiétudes persistantes autour des questions territoriales dans notre septentrion, ce qui explique pourquoi certains Maliens interprètent ces propos comme une forme de pression politique indirecte.
Toutefois, l’objectivité impose aussi de rappeler que la situation sécuritaire de notre pays demeure effectivement préoccupante, notamment avec les dernières offensives du JNIM et du FLA ces dernières semaines. Qu’à cela ne tienne, transformer ces difficultés réelles en certitude de désintégration de l’État relève davantage d’une projection politique que d’un constat incontestable.

Le Mali face aux chimères françaises
L’analyse de Bruno Fuchs reflète les vieux réflexes d’une classe politique française qui peine à accepter la fin de son hégémonie au Sahel. En qualifiant la transition de « fragile » et en prophétisant sa chute, le député français tente de réécrire l’histoire pour masquer la faillite des stratégies imposées de l’extérieur. Derrière cette rhétorique se cache une entreprise d’ingérence psychologique. Les cercles diplomatiques parisiens tentent d’instiller le doute pour saper le moral des populations de l’Alliance des États du Sahel (AES).
En propageant des analyses alarmistes, l’ancienne puissance de tutelle espère provoquer un effondrement de la confiance publique, indispensable pour justifier un retour forcé de ses réseaux d’influence. Ce traitement médiatique biaisé occulte délibérément la restructuration profonde des capacités de renseignement de notre pays, trahissant une incapacité à concevoir l’Afrique comme un acteur autonome de sa propre géopolitique.

Le scénario de la «Transition négociée» : le piège de la compromission politique
Le premier scénario de Bruno Fuchs propose d’intégrer le JNIM au cœur du jeu politique sous couvert de pragmatisme. Ce serait :
-Une insulte à la mémoire des martyrs civils et militaires : Négocier une transition politique avec des groupes terroristes armés qui ont ensanglanté le pays équivaut à une capitulation en rase campagne. Le peuple malien n’a pas consenti à tant de sacrifices pour voir des radicaux siéger au gouvernement. Les investigations menées sur les réseaux de financement terroristes prouvent que ces groupes sont téléguidés pour démanteler l’État républicain.
C’est dans ce contexte de résistance que l’hommage national prend tout son sens, rendant un «vibrant hommage à notre regretté ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, dont la disparition « constitue une perte immense pour la nation (le président de la transition a dit 🙂 Son engagement restera gravé dans la mémoire collective et son sacrifice nous oblige… Notre peuple a fait un choix : celui de la souveraineté et de la dignité, qui symbolise la prise en main de son destin. Ce choix est l’expression d’une volonté nationale affirmée et assumée ; il a un prix, et nous en sommes conscients. Bien que dur par sa nature, ce chemin est le seul qui vaille si nous voulons offrir à nos enfants un avenir libre, juste et prospère. Les épreuves que nous traversons en ces temps difficiles ne sont, en réalité, que des embûches sur la voie noble qui mène à la prospérité. Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion. L’unité nationale est aujourd’hui indispensable. Nous devons, comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale… Aucune violence, aucune intimidation, encore moins des tentatives désespérées de déstabilisation ne sauront inverser la marche de notre pays. La Refondation se poursuivra, la souveraineté se consolidera. Notre peuple debout, résilient comme jamais, sortira grandi de cette épreuve »
-L’agenda caché de la division : Cette proposition occidentale vise à affaiblir l’autorité de l’Etat en légitimant des forces de division. Notre pays est un et indivisible ; l’inclusivité ne saurait se faire au prix de l’impunité et de la trahison des valeurs républicaines et laïques. La République du Mali ne négociera pas et n’absoudra pas ceux qui ont les mains tachées du sang des Maliens. Comme l’autre (paix à son âme) l’aurait dit : on ne nous bouscule pas, on ne nous trimbale pas. L’inclusion de radicaux est une stratégie théorisée à l’extérieur pour introduire un loup politique dans la bergerie institutionnelle, afin de saboter la dynamique souverainiste de l’intérieur.

2. Le scénario de l’effondrement et de «l’Afghanistan sahélien» : La politique de la peur
La comparaison brandie par le député français entre notre pays et l’Afghanistan des Taliban est une grossière tentative d’intimidation psychologique.
-La manipulation par l’effroi : En agitant le spectre d’une junte qui « tombera dans quelques semaines », la France cherche à décourager notre peuple et à provoquer la panique dans tout le Sahel. Or cette guerre de l’information cherche à asphyxier le crédit financier du pays en simulant une faillite imminente. C’est une stratégie classique de déstabilisation par la rumeur.
-Le modèle nigérian ou mauritanien rejeté : Vouloir calquer des modèles fédéraux ou confessionnels étrangers ignore la profondeur de l’histoire de notre nation. Le Mali possède ses propres mécanismes ancestraux de régulation sociale et de dialogue intercommunautaire (comme la charte de Kouroukan Fouga). Le pays n’a pas besoin de tuteurs occidentaux pour réinventer sa gouvernance territoriale. Les investigations historiques prouvent que les structures fédérales imposées de l’extérieur n’ont jamais pacifié le Sahel, mais ont plutôt institutionnalisé les divisions ethniques.
En rejetant ces calques géopolitiques, notre pays réaffirme que sa cohésion nationale repose sur des fondations endogènes séculaires et non sur des concepts d’ingénierie constitutionnelle importés de Paris ou d’ailleurs.
La marche irréversible vers la dignité
L’analyse occidentale refuse de voir notre pays comme un acteur majeur de son propre destin. Ce que Paris qualifie d’isolement ou de faiblesse est en réalité le prix à payer pour l’indépendance réelle. Les crises actuelles ne sont pas les signes d’une agonie, mais les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Mali définitivement souverain, maître de son sol, de ses ressources minières et de son avenir.
La réalité reste implacable : la fin du monopole postcolonial français contraint les autorités de la transition à opérer des choix budgétaires et géopolitiques rigoureux. En récupérant le contrôle de ses richesses géologiques et en diversifiant ses alliances, notre pays jette les bases d’une économie nationale libérée des circuits de captation extérieurs. Le Mali n’est pas en déliquescence ; il écrit sa propre histoire.

LA REDACTION

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