Le couperet est tombé ce mardi 2 juin 2026. Par une décision officielle signée par le Colonel-Major Tiémoko Camara, Directeur Général du Service National des Jeunes (SNJ), quarante agents fonctionnaires stagiaires de la 7ème Cohorte ont été définitivement radiés. En cause : une insubordination caractérisée à l’approche des festivités de la Tabaski.

C’est un véritable séisme qui secoue le Centre d’instruction du Service National des Jeunes. Alors que ces recrues, toutes issues de la fonction publique, y séjournaient pour parfaire leur formation civique et militaire, quarante d’entre elles ont vu leur parcours s’arrêter net.
Selon des sources concordantes, le motif de cette sanction collective sans précédent est lié au non-respect des consignes de la hiérarchie militaire.
Malgré l’interdiction formelle de quitter les lieux, ces quarante fonctionnaires auraient discrètement forcé la sortie du centre d’instruction pour rallier Bamako afin de passer les fêtes de la Tabaski en famille.
Pour la direction générale du SNJ, cet abandon de poste et cette violation flagrante des règles de cantonnement ont été qualifiés d’« insubordination et refus d’obéissance ».
La réaction du commandement militaire a été immédiate et sans concession : la radiation pure et simple de la cohorte.
Cette affaire suscite déjà de vifs débats au sein de l’opinion publique malienne et pose une question de fond : quel type de serviteurs de l’État le pays est-il en train de former ?
Créé pour inculquer les valeurs de patriotisme, de rigueur, de don de soi et de respect des institutions, le passage par le SNJ est devenu un prérequis obligatoire pour les nouveaux agents de l’État.
Voir de futurs cadres de l’administration transgresser les règles les plus élémentaires de la discipline militaire passe mal auprès d’une population qui réclame une gouvernance exemplaire.
« Si ceux qui doivent appliquer les lois de la République et diriger nos services publics commencent par violer des consignes de sécurité de base, c’est l’autorité même de l’État qui est menacée », commente un observateur.
Les partisans de la ligne dure saluent une décision exemplaire. Pour eux, le Mali Kura (le Mali nouveau) exige une rupture totale avec le laxisme d’antan.
La discipline militaire ne tolère aucune exception, même pour des motifs religieux ou familiaux.
Par contre, les modérés, tout en condamnant la faute, s’interrogent sur la lourdeur d’une sanction qui brise des carrières professionnelles avant même qu’elles n’aient véritablement commencé. Certains espèrent encore une médiation ou un recours en grâce.
En signant ce décret de radiation, le Colonel-Major Tiémoko CAMARA envoie un message clair et sans équivoque à toute la fonction publique : le statut de cadre de l’État n’est pas un privilège qui dispense des règles, mais un engagement qui impose l’exemplarité. L’affaire de la 7ème Cohorte fera date.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

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