La session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT) s’est achevée ce vendredi 10 juillet dans un contexte sécuritaire marqué par les attaques terroristes. Face aux velléités des terroristes et alliés de semer la peur et la terreur, pas question de ceder, a déclaré le président Malick DIAW. Et le peuple malien debout refuse la résignation face aux diktats des forces obscurantistes.

Après trois mois de travaux, le président du CNT a présenté le bilan des activités législatives de ladite session dans un contexte marqué par des attaques coordonnées contre les positions des FAMa et de leurs alliés russes.
Ainsi, évoquant les attaques du 4 juillet 2026 repoussées par les Forces armées maliennes et Africa Corps, le président DIAW a indiqué que ces actes traduisent « la volonté persistante des ennemis de notre Nation de semer la peur, de remettre en cause notre souveraineté et de freiner la dynamique de refondation engagée par les plus hautes autorités de notre pays ».
Pour lui, le peuple malien n’est pas disposé à la capitulation, à la résignation, au dictat des ignobles et perfides des pays sponsors des terroristes. «Les maliens restent debout, demeurent plus que jamais forts et font résolument face à son développement pour la prospérité», a-t-il déclaré, tout en rendant hommage aux forces de sécurité pour leur « courage, professionnalisme, réactivité et sens élevé du devoir ».
Face à ces attaques, selon lui, la lutte ne peut être gagnée par un pays. De quoi justifier la nécessité de renforcer la collaboration au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).
« La lutte contre le terrorisme ne peut être gagnée que dans la solidarité entre les peuples du Sahel (…) La mutualisation des moyens, la consolidation de la Force unifiée et la coordination croissante entre nos États démontrent à suffisance la pertinence du choix opéré par nos chefs d’État », a-t-il affirmé.
Au-delà des questions sécuritaires, plusieurs textes importants ont été examinés et adoptés, notamment la ratification de l’ordonnance portant Statut général des fonctionnaires, celle relative à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali, ainsi que des lois organiques concernant le Conseil économique, social, environnemental et culturel et le Conseil supérieur de la magistrature.
La session a également permis l’adoption de textes relatifs à la lutte contre la traite des personnes, le trafic illicite des migrants et la création de l’Office malien des substances précieuses.
Pour Malick Diaw, ces lois « participent au renforcement de notre architecture institutionnelle, à l’amélioration de la gouvernance publique, à la consolidation des finances de l’Etat, au développement économique ainsi qu’à la poursuite des réformes engagées dans le cadre de la refondation ».

PAR SIKOU BAH

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