L’histoire militaire contemporaine de notre pays vient d’écrire l’une de ses pages les plus glorieuses et les plus instructives au cours de la première décade de ce mois de juillet 2026. Alors que les officines de propagande étrangère tentaient de distiller le doute sur les capacités opérationnelles de nos forces armées, la réalité du terrain a fini par s’imposer avec la force de l’évidence. La localité d’Anéfis, ce verrou hautement stratégique du Septentrion malien, a été le théâtre d’un affrontement titanesque d’une intensité rarement égalée. Loin d’être un simple accrochage de patrouilles, cette bataille prolongée, qui s’est étalée du 4 au 9 juillet 2026, révèle aujourd’hui ses secrets les plus profonds. Elle met en lumière une planification rigoureuse, une résilience patriotique exceptionnelle des forces armées maliennes (FAMa), et l’efficacité redoutable de notre coopération militaire avec l’Africa Corps des Forces armées de la Fédération de Russie, nos partenaires des FAMa dans la lutte contre le terrorisme.

Le piège géostratégique global tendu à notre pays
Pour comprendre toute l’ampleur et l’enjeu de la victoire d’Anéfis, il convient d’analyser la topographie militaire de la région. Anéfis n’est pas une simple agglomération perdue dans les sables ; elle constitue historiquement et géographiquement la véritable porte d’entrée vers le grand nord du Mali. Contrôler Anéfis, c’est commander les voies d’accès menant directement vers Kidal, Tessalit et la frontière algérienne. Les têtes pensantes de la coalition terroriste l’avaient parfaitement compris. Sous la coordination directe et criminelle d’Iyad Ag Gali et d’Algabass Ag Intalla, une alliance contre-nature s’est nouée entre le groupe djihadiste « Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin » (JNIM) et les séparatistes du « Front de libération de l’Azawad » (FLA).
L’objectif de cette alliance interlope ne se limitait pas à la prise d’une base isolée. Dans une tentative désespérée de paralyser l’action globale de la transition et de saturer nos capacités de réaction, l’ennemi a orchestré une vaste stratégie de diversion à l’échelle nationale. Simultanément aux préparatifs sur Anéfis, des attaques de harcèlement ont été planifiées et lancées contre des nœuds logistiques majeurs de notre pays, notamment dans les localités de Gao, d’Aguel’hoc et de Sévaré. Cette manœuvre globale visait à fixer nos troupes au Centre et à l’Est pour empêcher l’envoi de tout renfort vers le Nord. C’était sans compter sur la maturité stratégique de l’État-major général des armées. Grâce à une vigilance de tous les instants, ces diversions ont été balayées et repoussées avec un succès total, permettant de concentrer nos efforts sur le point focal d’Anéfis.

Une logistique terroriste
massive et multinationale
L’une des révélations les plus stupéfiantes de cette investigation réside dans le volume inédit des moyens humains et matériels alignés par la coalition terroriste. Nos services de renseignement, de concert avec les partenaires des FAMa dans la lutte contre le terrorisme, estiment que l’ennemi a mobilisé une armée de l’ombre dépassant largement les effectifs des forces alliées stationnées dans la garnison. Ce sont près de 5 000 combattants fanatisés et plus de 1 000 engins motorisés, incluant des véhicules de transport de troupes, des blindés légers, des pickups militarisés et des centaines de motos agiles, qui ont convergé vers Anéfis.
L’arsenal déployé par les terroristes témoigne du soutien logistique occulte dont ils bénéficient à l’échelle internationale. L’ennemi a fait usage de mortiers lourds de 120 mm, de 82 mm et de 60 mm pour pilonner nos positions, ainsi que de canons antiaériens détournés de leur usage pour saturer nos défenses au sol. Plus grave encore, l’utilisation massive de technologies modernes, telles que les drones d’attaque FPV (First Person View) et des « voitures kamikazes » blindées chargées d’explosifs, prouve que nos soldats font face à une menace hautement technologique.
D’où venaient ces milliers de bras armés contre la souveraineté du Mali ? Les interrogatoires approfondis des nombreux terroristes capturés vivants par nos forces ont brisé le mythe d’une rébellion purement locale. Cette coalition djihadiste n’était qu’un ramassis de mercenaires internationaux originaires de Libye, d’Algérie, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Tchad, du Niger, du Nigeria et de Côte d’Ivoire. Plus compromettant encore pour l’ordre international, les aveux concordants des prisonniers établissent avec certitude que la formation tactique et le maniement des technologies de drones de ces criminels étaient directement assurés sur le terrain par des ressortissants français, ukrainiens et mauritaniens. Cette collusion étrangère avérée démontre que le combat mené par les autorités de la transition est une lutte de libération nationale contre une agression extérieure globale.

La résistance héroïque de la garnison et l’échec du siège
L’assaut principal contre la base d’Anéfis a débuté le samedi 4 juillet 2026, dès 5 h 30 du matin, sous une pluie d’obus de mortiers. Face à la marée humaine terroriste, la garnison des forces alliées est restée stoïque. Durant cette seule première journée, quatre vagues d’assauts successives d’une violence inouïe ont été repoussées avec succès. Les soldats maliens et les instructeurs russes, appuyés par l’artillerie de position et l’aviation tactique de l’Africa Corps, ont transformé le glacis de la base en un véritable cimetière pour les blindés et les pickups ennemis.
Constatant l’impossibilité de briser la ligne de défense par des attaques frontales, Iyad Ag Gali a ordonné le siège hermétique de la base à la fin de la journée du 4 juillet. Jusqu’au 7 juillet 2026, la garnison isolée a dû repousser quotidiennement plusieurs attaques coordonnées. L’utilisation combinée de drones de frappe et de drones FPV par les défenseurs a permis de détruire méthodiquement les pièces d’artillerie et les mortiers que l’ennemi tentait de mettre en batterie pour détruire les casernements. Face à cette résistance farouche et ayant subi des pertes humaines considérables qu’elle ne pouvait plus cacher, la coalition terroriste a commencé à fléchir.
Le 8 juillet, comprenant que la garnison ne capitulerait jamais, l’état-major ennemi a pris la décision de lever le siège d’Anéfis pour repositionner ses forces déclinantes afin d’intercepter le convoi de secours que notre pays dépêchait depuis le Sud.

L’épopée du convoi de secours et la manœuvre désertique
Dès le 5 juillet 2026, conscient de la situation de blocus à Anéfis, un puissant convoi de secours a été constitué. Ce groupement tactique interarmes matérialisait l’unité indéfectible du peuple malien : il intégrait les troupes régulières de l’armée malienne, les détachements mobiles de l’Africa Corps et les combattants des mouvements touaregs républicains du GATIA et du MSA, engagés pour la défense de la patrie.
En route vers le nord, le convoi a rencontré une première opposition sérieuse à la hauteur de la localité de Tabrichat. Les terroristes y avaient installé un dispositif d’interdiction de zone complexe, combinant des axes routiers lourdement minés et des lignes de feu embusquées. Un engagement violent a éclaté. Grâce à l’utilisation chirurgicale de nos propres drones FPV, deux « voitures kamikazes » ennemies ont été pulvérisées avant d’atteindre nos lignes, cinq pick-ups ont été détruits et près de 30 terroristes ont été neutralisés sur le coup. Face à ce mur de feu et afin de préserver le matériel lourd de la Transition tout en évitant des pertes inutiles au sein de nos troupes, le commandement allié a fait preuve d’une grande maturité tactique en ordonnant un repli temporaire ordonné pour réévaluer la situation.
Du 5 au 9 juillet 2026, loin de renoncer, les forces alliées ont mené un travail de titan. Des opérations de reconnaissance technique approfondie, de déminage minutieux des voies de communication et de reconnaissance aérienne par drone ont été menées sans relâche. Chaque embuscade ennemie a été cartographiée, chaque nid de mortier repéré. S’en est suivie une campagne de pilonnage méthodique. Les drones de frappe de l’armée malienne, combinés à l’aviation lourde et à l’artillerie de précision de l’Africa Corps, ont délivré un déluge de feu permanent sur les concentrations terroristes tapies dans le désert.
Le matin du 9 juillet 2026, fort du regroupement de ses forces et des renseignements précieux accumulés, le convoi s’est élancé pour l’assaut final. Par une manœuvre audacieuse qui fera date dans les manuels de tactique, les alliés ont totalement contourné la localité fortifiée de Tabrichat par l’est, s’enfonçant à travers une zone désertique jugée impraticable par l’ennemi. À 08 h 25, surpris par cette progression fulgurante, le gros des forces de la coalition terroriste, qui avait quitté Anéfis en urgence pour prêter main-forte à ses éléments de couverture, a engagé le combat. Iyad Ag Gali et Alghabass Ag Intalla dirigeaient personnellement la manœuvre, jetant leurs dernières forces dans la bataille. Les vagues de « voitures kamikazes » se sont brisées sur la discipline de feu de nos troupes. L’utilisation habile de toute la gamme d’armes à disposition, des mitrailleuses de gros calibre aux missiles antichars, a permis d’annihiler de manière calme et méthodique chaque tentative d’encerclement terroriste.

La débâcle ennemie et le triomphe de la souveraineté nationale
Les affrontements ont fait rage sous une chaleur étouffante jusqu’à 17 heures. C’est à cet instant précis que le convoi allié a atteint le site de la dernière et de la plus importante embuscade préparée par les séparatistes et leurs complices djihadistes. Loin de reculer, les forces alliées ont lancé une charge dévastatrice, anéantissant instantanément le cœur du dispositif ennemi et ouvrant définitivement le trajet direct menant à la garnison. N’ayant pas anticipé une telle puissance de feu, une telle détermination patriotique et une telle vigueur de la part des forces maliennes et russes, l’adversaire a totalement abandonné ses positions.
Le bilan de la fin de journée du 9 juillet est sans appel. Après avoir subi des pertes considérables en vies humaines et l’anéantissement complet de leur matériel logistique lourd, les chefs terroristes ont ordonné une retraite désordonnée. Les survivants ont fui honteusement le champ de bataille, se retirant à une distance considérable de la localité d’Anéfis .
Contrairement aux mensonges éhontés véhiculés par certains médias occidentaux, Anéfis n’est jamais tombée. Elle n’a jamais été perdue par les forces armées maliennes pour devoir être reprise. La garnison a tenu bon, le convoi a jonctionné, et la coalition terroriste, en dépit des moyens colossaux et des soutiens étatiques extérieurs dont elle disposait, a subi un échec cuisant.
Cette victoire retentissante d’Anéfis valide magistralement la stratégie de sécurité nationale édictée par les autorités de la transition. Elle prouve que notre pays, le Mali, a désormais les moyens intellectuels, matériels et opérationnels de défendre chaque centimètre carré de son territoire national. En s’appuyant sur des partenariats fiables, transparents et efficaces, les FAMa ont démontré qu’aucune coalition de mercenaires, aussi nombreuse soit-elle, ne pourra faire fléchir la marche inexorable de notre nation vers sa souveraineté totale et sa liberté retrouvée.

MODIBO KONÉ

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