Le Premier ministre de notre pays, Choguel Kokalla MAIGA, a entamé, ce jeudi 23 février 2023, une visite de travail de 72 heures à Ouagadougou, dans le cadre du renforcement des relations entre nos deux États. Cette mission intervient dans un contexte où le Mali, la Guinée Conakry et le Burkina Faso sont engagés à renforcer leur lien de coopération.

Arrivé ce jeudi à Ouagadougou où il a été accueilli par son homologue burkinabé, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, cette visite de Choguel Kokalla MAIGA s’inscrit dans le cadre d’une mission de travail et d’amitié. A cette occasion, il est accompagné par 8 membres de son gouvernement.
Dans une interview accordée à la presse, le Chef de l’administration publique malienne, après son accueil par son homologue, a tout d’abord présenté les condoléances du Président de la Transition, du Gouvernement et du Peuple malien, suite aux attaques terroristes perpétrées récemment contre l’armée burkinabé et qui fait des dizaines de morts.
« Nous perdons des batailles mais nous allons gagner la guerre contre le terrorisme» a martelé le Chef du gouvernement malien, tout en appelant le peuple burkinabé à soutenir son armée.
« Comme tous les grands peuples, le peuple burkinabè doit rester debout et soutenir son armée… », a déclaré Choguel Kokalla MAIGA.
Pour lui, la lutte contre le terrorisme est un combat qui doit être mené par nos forces armées parce que, est-il convaincu, qu’une autre armée ne viendra libérer nos pays.
« Nous, nous sommes sûrs que le terrorisme sera vaincu au Sahel. Nous allons gagner la guerre avec nos armées…», a-t-il déclaré.
Il a indiqué, par ailleurs, qu’au cours de cette mission qu’ils vont partager les expériences.
Ces deux pays, en plus d’être voisins et enclavés, le Mali et le Burkina Faso paient le lourd tribut au terrorisme dans le Sahel contre lequel, ils envisagent des solutions concertées. En outre, ils ont aussi en transition en politique, consécutive aux coups d’État contre les régimes démocratiques élus.
A Ouagadougou, selon nos sources, la délégation malienne tiendra une rencontre avec le Premier ministre burkinabé élargi également aux membres de son gouvernement. La question du développement et surtout de la sécurité qui assaillent nos deux pays sera aussi abordée.
La visite du Dr Choguel intervient au moment où le Mali, le Burkina Faso et la Guinée Conakry veulent renforcer leur lien d’amitié et de coopération. A cet effet, les chefs de la diplomatie de ces trois pays ont déjà tenu une rencontre à Ouagadougou le jeudi 9 février.
Ainsi, au cours de cette première rencontre officielle entre les ministres des Affaires étrangères de ces pays en transition politique, ils ont, dans leur communiqué final, jugé nécessaire de la mise en place et d’institutionnaliser un cadre permanent de concertation entre les trois pays ; la tenue de consultations politiques et diplomatiques au plus haut niveau afin de faire de ce partenariat Bamako-Conakry-Ouagadougou un axe gagnant pour le bien-être des populations; le renforcement de la solidarité en vue d’assurer la sécurité.
De même, dans le cadre de leur coopération tripartite, ils se sont engagés à se faire des facilitations pour la fourniture en hydrocarbures et en énergie électrique ; de développer le commerce et des Transports depuis le port de Conakry jusqu’au Burkina Faso, en passant par le Mali ; d’opérer l’organisation de l’exploitation minière entre les trois pays.
Aussi, les trois pays ont appelé à la mobilisation des ressources nécessaires en vue de réaliser le projet de construction du chemin de fer Conakry- Bamako- Ouagadougou et la réhabilitation ainsi que la construction des routes internationales entre les Trois pays, devant servir de leviers de croissance économique et faciliter la libre circulation des populations et de leurs biens.
Pour le Premier Burkinabé, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, déjà acquis à la cause, ce rapprochement doit conduire ces trois pays vers le fédéralisme en vue de réaliser un rêve pour ceux-ci d’aller à un destin commun. Une initiative, a soutenu le Premier ministre Burkinabé, en droite ligne des aspirations des populations.

PAR SIKOU BAH

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