L’hôtel Millennium de Bamako a servi de cadre, ce mardi 22 août 2023, à l’atelier régional de validation d’une méthodologie d’élaboration et d’adaptation des curricula ou référentiels de formation des 24 métiers prioritaires identifiés dans les huit pays de l’UEMOA et au Tchad. Placé sous la présidence de BAGAYOGO Aminata TRAORÉ, ministre de l’entrepreneuriat national de l’emploi et de la formation professionnelle, ledit atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en place du programme régional de formation professionnel (PROFOR).
Ouverte pour une durée de quatre jours (du 22 au 25 août) cette rencontre a été l’occasion pour les représentants des Etats membres de renforcer leur coopération et concertation en vue de rendre plus efficaces et efficientes les politiques publiques en matière d’emploi de formation professionnelle.
Elle a réuni le représentant résident de la commission de l’UEMOA au Mali; le Chef de Coopération internationale du Bureau de la Coopération Suisse ; le secrétaire permanent du cadre de concertation des ministres en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle de l’espace UEMOA; le coordonnateur du Programme Régional Formation Professionnelle (PROFOR); les Directeurs Généraux ou nationaux en charge de la formation professionnelle dans les pays de l’UEMOA ainsi que d’autres participants.
Tout en se réjouissant de l’initiative de l’organisation de cet atelier à Bamako par le Cadre de Concertation des Ministres en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle et la Commission de l’UEMOA ; le ministre Aminata TRAORE a fait savoir que l’objectif de cet atelier est de procéder à la validation dans une démarche de Co-construction une méthodologie d’élaboration et d’adaptation des curricula ou référentiels de formation harmonisés des vingt-quatre (24) métiers prioritaires identifiés dans les huit (08) pays de l’UEMOA et au Tchad.
Ainsi, elle a rappelé que la formation professionnelle, en tant qu’instrument de mise en valeur des ressources humaines, constitue pour les pays, un moyen efficace pour consolider la viabilité des entreprises, soutenir la croissance économique, améliorer la productivité du travail, lutter contre le chômage et la crise de l’emploi et pour anticiper, préserver la paix sociale.
Aussi, la ministre en charge de la formation professionnel a souligné qu’elle est un facteur d’épanouissement personnel et d’enrichissement culturel et matériel, par conséquent, un levier fondamental de la stratégie de réduction de la pauvreté.
« Au regard de ses enjeux à la fois politique, économique, éducatif et social, la formation professionnelle apparaît incontestablement comme un élément catalyseur du processus de développement socio-économique des Etats » a-t-elle appuyé.
C’est conscient de cela, et pour soutenir la dynamique régionale, enclenchée au niveau du Cadre de Concertation, notamment en matière de mutualisation des ressources de formation professionnelle, que la Direction du Développement de la Coopération suisse (DDC) Bénin et I’UEMOA, ont décidé de financer le PROFOR, qui sera mis en œuvre sur une période de 12 ans dans les pays en collaboration, a indiqué Mme BAGAYOGO Aminata.
Ainsi, ledit programme selon la ministre contribuera à l’amélioration de l’adéquation des systèmes de formation professionnelle avec les besoins des économies de l’Union.
Il s’agit de promouvoir à l’échelle régionale des dispositifs de formation professionnelle efficients et adaptés aux économies des Etats de l’UEMOA et du Tchad, pourvoyeurs d’emplois décents et durables pour les jeunes afin d’augmenter l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes femmes et hommes dans l’espace UEMOA, a-t-elle ajouté.
Au regard de l’importance stratégique de cet atelier, la ministre en charge de la formation professionnelle a encouragé les participants à travailler avec beaucoup d’abnégation de manière à proposer une méthodologie harmonisée mais qui tient compte des spécificités des pays réunis.
PAR AMINA SISSOKO