La plénière inaugurale de la session d’avril du Conseil national de transition (CNT) s’est tenue ce lundi 7 avril 2025 au Centre international de conférence de Bamako. À cette occasion, le président Malick DIAW a affirmé que le drone de notre pays, abattu par l’Algérie dans la nuit du 31 mars, est la preuve de son soutien au terrorisme international. S’alignant sur la position du gouvernement et du collège des Chefs d’Etat de l’AES, le CNT exige du régime algérien la fin de ses actions d’ingérence et de déstabilisation.

Outre les membres du CNT, la cérémonie solennelle d’ouverture de la session d’avril a été marquée par la présence du Premier ministre, des membres du gouvernement et des missions diplomatiques accréditées dans le pays. Durant les 90 jours de cette session, le CNT examinera 39 textes dans un contexte où le pays est fortement engagé avec le Niger et le Burkina Faso dans une confédération en vue de mutualiser notamment leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme.
Ouvrant les travaux de cette session, dans un contexte de vive tension entre l’Algérie et notre pays, le président du Conseil national de Transition, Malick DIAW, s’est prononcé sur le drone des forces armées maliennes abattu le 31 mars dernier, source de nouvelle tension entre les deux voisins. Cette fois-ci, elle est élargie au Niger et au Burkina Faso conformément au pacte de l’Alliance des Etats du Sahel.
À la suite du gouvernement de notre pays et du Collège des chefs d’État de l’AES, le Conseil national de Transition (CNT) s’indigne de l’acte inacceptable de l’Algérie d’avoir abattu le drone de l’armée malienne, un acte que les autorités de la transition ont qualifié d’agression préméditée.
« Le CNT condamne avec la plus grande rigueur cet acte hostile et inamical du régime algérien. Par cet acte, la preuve est désormais établie que les autorités algériennes soutiennent et encouragent le terrorisme international », a déclaré le président du Conseil national de transition, Malick DIAW, tout en exigeant de ce pays de mettre « fin aux actions d’ingérence » et de déstabilisation.
Marraine de nombreux accords de paix dans notre pays, il n’y a aucun doute pour le CNT que l’Algérie est un soutien des groupes terroristes qui, durant des années, ont pris en otage le développement de notre pays.
Ce pays se disant un frère du Mali, selon Malick DIAW, est appelé à revoir sa position. À cet effet, il a invité les autorités algériennes au respect de leurs engagements internationaux et bilatéraux, afin de se joindre de manière constructive aux efforts régionaux pour la paix et la sécurité.
« Le CNT soutient totalement toutes les décisions du gouvernement et celles du Collège des chefs d’État de l’AES », a déclaré le président de l’organe législatif de la transition, marquant son alignement.
Outre l’annonce, avec effet immédiat, de son retrait du Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC), et le dépôt d’une plainte devant des instances internationales « pour actes d’agression », notre pays a convoqué l’ambassadeur d’Alger pour « protester ». Le Niger et le Burkina Faso ont également suivi cette mesure en rappelant leur ambassadeur.
Dans ce contexte de vive tension, le président du CNT invite la population à la vigilance et à la mobilisation autour des FAMa, engagées à défendre chaque portion de notre territoire.
Saluant le leadership des trois chefs d’État, il a souligné les prouesses réalisées par les FAMa et la force conjointe de l’AES, qui continuent de terroriser les forces du mal au Sahel. Et contrairement aux narratifs des trolls, ces actions sont menées dans le strict respect du droit international et humanitaire, a-t-il affirmé, réaffirmant le soutien du CNT aux forces armées.
Nous y reviendrons…

PAR SIKOU BAH

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