Le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, lors de l’enregistrement de son passage à l’émission Taasira 2 ce jeudi 22 février que la tenue des élections était subsidiaire par rapport notamment à la sécurité.

Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla MAIGA, a abordé hier jeudi la question des élections, surtout la présidentielle qui était initialement prévue pour ce mois de février 2024. Elle a été reportée par le gouvernement qui a évoqué notamment « la prise en otage » des données du RAVEC par une entreprise française.
Alors que plusieurs partis politiques appellent à la tenue de ce scrutin, Choguel Kokalla MAIGA a déclaré que cette question était subsidiaire par rapport notamment à la sécurité. Selon lui, le plus important, c’était Kidal où des groupes armés qui défiaient l’autorité de l’Etat ont été chassés par les forces armées maliennes en novembre dernier.
L’occupation va permettre de mettre fin à une gestion faramineuse des derniers publics versés pour le développement de ladite localité. Ni route, ni école, ni forage n’a été construit, malgré les efforts de financements, a dénoncé le chef du gouvernement.
Le point de ces situations sera fait avec l’actuel gouverneur, le général Elhadj GAMOU, a annoncé Choguel Kokalla MAIGA, avant de révéler la présence pernicieuse de certains ONGs dans cette localité. ‘’Contre leur vocation et leur mission, ces ONG finançaient les activités terroristes à Kidal’’.
« Aujourd’hui, on peut tenir les élections à Kidal. Nous pouvons faire les élections partout, mais nous avons voulu avoir l’autonomie de toutes nos décisions », a déclaré Choguel MAÏGA, tout restant évasif sur la date de la tenue des élections.
« Le reste est technique. Il y a beaucoup de choses à régler. Il ne sert à rien de se précipiter pour organiser les élections. Je suis convaincu que le président va prendre la bonne décision. Nous faisons confiance au Président de la République (…) Les élections vont se tenir. Nous allons convenir avec le Président d’une date », a-t-il indiqué, rassurant que les élections ne se tiendraient pas sans les hommes politiques.
Il a précisé que contrairement à certaines informations, la transition n’a aucune ambition de s’éterniser parce qu’elle ne souhaite pas tomber dans le piège de l’usure du pouvoir, parce que le peuple est versatile. ‘’Ceux qui vous applaudissent aujourd’hui, se retourneront contre vous demain’’.
« Nous connaissons nos limites et nous avons une connaissance claire de nos missions », a reconnu Choguel MAÏGA, affirmant que l’une des missions est de travailler pour qu’il n’y ait plus de coup d’État.
Il s’est réjoui aussi de la décision du Président de la transition pour le dialogue inter-Maliens qui, a-t-il expliqué, permettra de poser « les problèmes entre nous et de les résoudre » après l’échec de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Signé en 2015 entre le gouvernement et des mouvements armés, ce document a montré ses limites. Ainsi, ce dialogue est une opportunité d’échanges et de débats directs entre les Maliens.
L’une des leçons à tirer, a signalé le chef du gouvernement « il ne doit plus avoir deux types de Maliens ».

PAR SIKOU BAH

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