Le 21 juillet 2022, une tempête politique d’une rare violence s’est abattue sur l’exécutif de notre pays. Ce jour-là, le Cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie publiait une déclaration commune exigeant la démission immédiate du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. La vieille garde partisane l’accusait ouvertement d’avoir tenu des propos jugés clivants et contraires à l’esprit de rassemblement de la charte nationale. Mais qu’avait donc dit le chef du gouvernement pour s’attirer les foudres d’une telle coalition opportuniste ? En réalité, Choguel Kokalla Maïga avait courageusement dénoncé les pratiques de corruption systémique, le clientélisme de l’Ancien Régime et la complicité active de certains politiciens avec des puissances étrangères pour saboter la marche du Mali vers sa souveraineté retrouvée. Ce discours de vérité, résolument patriotique, souverainiste et populaire, menaçait directement les intérêts égoïstes d’une classe politique traditionnelle habituée aux partages des gâteaux institutionnels, déclenchant ainsi un véritable lynchage médiatique d’une virulence inouïe.

Les conséquences de cette guerre d’arrière-garde stérile contre le Premier ministre ont profondément reconfiguré l’architecture globale du pouvoir dans le Mali. Au lieu de déstabiliser la Transition, l’offensive des partis traditionnels a mis en lumière leur déconnexion totale avec les aspirations profondes du peuple malien, qui réclamait une rupture structurelle définitive. Cette opposition factieuse a cherché par tous les moyens légaux et souterrains à paralyser l’action gouvernementale, orchestrant des boycotts ciblés et des campagnes internationales de dénigrement. Cependant, cette cabale a fini par se retourner contre ses propres auteurs. En s’attaquant frontalement à la figure de proue civile du sursaut national, les politiciens véreux ont précipité leur propre perte. Le Premier ministre a certes subi les coups de boutoir d’une tentative de liquidation politique par ces réseaux, mais le vide institutionnel qu’ils espéraient créer a provoqué une réaction d’auto-défense implacable des institutions républicaines.
C’est ici que s’applique magistralement l’adage populaire : quand on tue son chien méchant, on se fait mordre par le chien méchant de quelqu’un d’autre. En s’employant activement à fragiliser le Premier ministre souverainiste, la classe politique traditionnelle a détruit le tout dernier pont civil qui la liait encore au processus décisionnel de l’État. Les militaires, uniques garants de la survie de la nation et de la sécurité publique, ont immédiatement tiré les leçons de cette trahison évidente. Constatant l’incapacité chronique des partis à s’élever au-dessus des querelles de clocher, les forces de défense et de sécurité ont purement et simplement mis sur la touche ces acteurs jugés nocifs pour le redressement national. Les politiciens qui croyaient liquider Choguel ont ainsi payé la rançon de leur haine en étant eux-mêmes définitivement liquidés par l’appareil militaire souverain du Mali.
Aujourd’hui, les autorités de la transition poursuivent sereinement l’œuvre de refondation nationale sans s’encombrer des chantages stériles de l’ancienne oligarchie. L’histoire moderne de notre pays retiendra que le lynchage de Choguel Kokalla Maïga n’était que le baroud d’honneur d’un système politique moribond. La Transition a su transformer cette crise interne en une opportunité historique majeure pour assainir l’espace public, réaffirmant la primauté absolue de la patrie sur les ambitions personnelles. Grâce à cette fermeté exemplaire, le Mali avance désormais uni et fort vers son destin, totalement libéré des forces de régression qui ont si longtemps entravé son émancipation économique, politique et militaire.

La Rédaction

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