L’Hôtel MAEVA abrite depuis hier jeudi les travaux de l’atelier de synthèse des données recueillies dans le cadre de l’élaboration du rapport national à mi-parcours de mise en œuvre des recommandations issues de l’examen périodique universel (EPU) de notre pays du 02 mai 2023. Organisé par le Ministère de la Justice et des droits de l’Homme à travers la Direction Nationale des Droits de l’Homme avec l’appui technique et financier du PNUD-PROSMED, cette rencontre, Deuxième du genre, doit permettre aux participants de mettre en commun et de faire la synthèse des contributions des différents acteurs au processus d’élaboration du rapport national.
L’ouverture des travaux était présidée par le Dr Boubacar Sidiki DIARRAH, secrétaire général du département ; en présence de Olivier TSHIBOLA MUKUMA, représentant du PNUD ; de Kissima SYLLA, représentant du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF) ; de Abdoul Karim DIARRA, Directeur Nationale des Droits de l’Homme, etc.
Le 02 mai 2023, le Mali a soumis son rapport national au titre du quatrième cycle de son Examen Périodique Universel (EPU), faisant, d’une part, l’état de la mise en œuvre des recommandations acceptées lors du 3ème cycle et d’autre part, du bilan de l’ensemble de ses efforts et progrès en vue de l’amélioration de la situation des droits humains au Mali, depuis son dernier EPU ayant eu lieu en janvier 2018.
En tant que seul processus complet d’examen par les pairs, dirigé par l’État et visant à évaluer et à améliorer les droits de l’homme, il est essentiel, selon les initiateurs de cette rencontre, que notre pays reste engagé, efficacement, dans le processus de mise en œuvre des recommandations acceptées.
Ainsi, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a, actuellement, besoin de s’assurer de l’appropriation du processus par toutes les parties prenantes, de recueillir les informations sur les efforts et progrès dans la mise en œuvre, secteur par secteur, à travers des consultations élargies afin d’évaluer l’état de la mise en œuvre des recommandations et de rédiger en conséquence le rapport national à mi-parcours.
À cet effet, en vue de rendre ce processus effectif, le Ministère de la justice et des Droits de l’Homme envisage de réunir tous les acteurs étatiques et de la société civile afin de s’approprier le processus, d’examiner ensemble l’état de la mise en œuvre des 222 recommandations (sur les 275 adressées) qui ont été acceptées par notre pays lors du dernier EPU (02 mai 2023) et œuvrer à la synthèse des données collectées par les différents départements dans leur domaine respectif de compétence.
C’est dans ce contexte que le Ministère de la justice et des droits de l’homme a décidé d’organiser une série de trois ateliers nationaux d’appropriation du processus, de synthèse des données recueillies et de validation technique du projet de rapport national de mise en œuvre à mi-parcours, tels que spécifiés ci-haut.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur Nationale des Droits de l’Homme a précisé que sur les 222 recommandations endossées par notre pays, 119 ont été entièrement acceptées et trois ont été acceptées en partie en raison du fait qu’elles ont plusieurs volets et de la prise compte de certaines de nos valeurs sociétales.
Si l’Etat est le débiteur principal, pour M. DIARRA, la mise en œuvre des recommandations issues de l’examen périodique universel (EPU), mais sa mise en œuvre relève d’une responsabilité partagée, d’où la nécessité de se mettre ensemble pour plus d’inclusivité.
Pour ce faire, M. DIARRA à exhorter les acteurs à continuer à soutenir le processus et à fournir les données pour que notre pays puisse démontrer à la phase du monde, contrairement à ce qui se dit ailleurs, démontrer que nous sommes un pays respectueux des droits de l’homme.
Pour Olivier TSHIBOLA MUKUMA, l’organisation de cet atelier traduit la volonté des autorités maliennes de respecter les engagements pris lors du troisième cycle de l’examen périodique universel (EPU) pays en 2018. À travers cet exercice, il s’agit non seulement de dresser un état des lieux des actions réalisées mais aussi de réfléchir collectivement aux défis à surmonter et aux mesures à renforcer d’ici les prochains examens, a-t-il dit.
Enfin, il a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner la Direction Nationale des Droits de l’Homme.
De son côté, Kissima SYLLA a réitéré la volonté du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) à œuvrer, de concert avec les autorités nationales, au retour à une paix durable au Mali. Au passage, il a révélé que depuis 2014, le PBF a investi plus de 55 milliards de francs CFA pour la réalisation de 45 projets de Mali, notamment, le projet sur le secteur de la justice, le projet de la journée des conflits aux ressources naturelles, mais également des projets de convention du genre et la gestion.
En procédant à l’ouverture des travaux, Boubacar Sidiki DIARRAH a invité tous les acteurs à faire parvenir dans les meilleurs délais leurs contributions afin de permettre à notre de respecter l’échéance de fin août 2025, date à laquelle le rapport national à mis parcours doit être déposé.
Pour lui, cela facilitera non seulement l’élaboration du Rapport national qui sera présenté lors d’un cinquième cycle prévu courant 2027 2028, mais également de garantir sa bonne qualité pour le bonheur de notre pays.
Par Abdoulaye OUATTARA