L’économiste spécialisé en intelligence économique et Président Directeur Général (PDG) de Global consulting (Cabinet de conseil en finance), Mamadou Lamine SYLLA a animé, ce jeudi 26 juin 2025, une conférence de presse, à la Maison de la presse sur le thème : « Banque confédérale pour l’investissement et le développement BCID-AES : enjeux et perspectives ». C’était en présence des économistes ainsi que des Hommes de médias.

L’objectif, selon le conférencier, était d’apporter sa contribution à l’édifice de la construction sous régionale et malienne.
Prenant la parole, Mamadou Lamine SYLLA a expliqué d’abord que dans nos pays, chacun doit apporter sa petite pierre à l’édifice.
Illustrant son propos, il a soutenu que les économistes banquiers doivent aider le pays à proposer des solutions aux difficultés. Les difficultés, selon lui, c’est que les banques ne financent pas suffisamment l’économie.
« Quand vous cumulez le financement accordé par les 132 banques de la zone UEMOA rapporté aux produits intérieurs bruts, on obtient à peine 30 % pour ne pas dire plus précisément 29,7% », a-t-il rappelé.
Dans ses explications, M. SYLLA a avancé que les huit pays de l’UEMOA font une superficie de plus de trois millions de kilomètres carrés, lorsque ce taux est comparé aux financements accordés par les Banques à l’économie de la Tunisie, on obtient 89%, au Maroc 87%, en Afrique du Sud 127% vue que l’UEMOA compte huit pays.
A partir de là, selon l’économiste, on constate que les Banques financent moins notre économie, et notre développement.
Le banquier Mamadou Lamine SYLLA dit être interpellé pour réfléchir aux solutions permettant aux banques d’aller au-delà ces obstacles.
Dans son exposé, le PGD de Global consulting a révélé que le financement de l’économie n’est pas à hauteur de souhait avec maximum 30%. Selon le conférencier, il faut trouver des mécaniques alternatives.
Raison pour laquelle, explique-t-il, il faut que la BCID-AES s’insère dans la passerelle relative aux difficultés existantes relevées par les Banques qui existent déjà.

« Concrètement, il faut la BCID-AES arrive à se spécialiser ou arrive à prendre un tout plus de risque que les Banques classiques pour financer le reste de l’économie qui est sous-financé », a-t-il ajouté.
Pour le PDG de Global consulting, ce sont justement, ces quelques analyses qui ont été approfondies pour explorer davantage ce champ et participer à l’élargissement de la production intellectuelle dans le domaine Bancaire.
Concernant les enjeux de la BCID-AES, le spécialiste en intelligence économique a soutenu que l’AES a besoin d’argent pour financer ses États, ses entreprises, ses ménages etc.
Or, selon lui, l’argent est de plus en plus rare alors que le besoin est de plus en plus important. Parce que selon SYLLA, la population est en train de grandir.
En ce moment, il faut trouver des solutions, selon le conférencier. D’où la nécessité de créer cette Banque confédérale pour l’investissement et le développement avant d’ajouter qu’elle vient à point nommé pour l’AES.

Évoquant les perspectives, l’économiste Mamadou Lamine SYLLA a fait savoir qu’il faudrait aller vers des ressources qui sont faciles à mobiliser et qui coutent moins chers pour mieux financer les économies. Il s’agit selon le conférencier, les financements innovants alternatifs.
Parce qu’aujourd’hui, dit-il, toutes les Banques vont auprès de la même Banque centrale pour s’endetter.

« Il faut que cette Banque confédérale aille au-delà des sources de financement existantes pour explorer les ressources concessionnelles pour qu’elle puisse ensuite redistribuer cet argent à des taux plus intéressants pour nos entreprises », a déclaré le PDG du Global consulting.
Cependant, l’économiste SYLLA a indiqué que si les décideurs vont vers une Banque sous régionale de financement, il faut que l’AES opte des modes de gouvernance autonome pour nous affranchir de toutes les pesanteurs qui peuvent exister pour empêcher la Banque de fonctionner correctement.
Par contre, s’il s’agit d’une Banque commerciale, là, il faut que les décideurs approfondissent un peu plus. Parce que, selon le spécialiste en intelligence économique, la BCID-AES sera sous la gouvernance de la BCEAO.
Il a rappelé que cette Banque centrale répond à des normes avant de dénoncer qu’un seul pays continue de choisir la gouvernance de la Banque centrale depuis 1944.

PAR SABA BALLO

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