Le Ministre des Affaires religieuses, du culte et des coutumes, a annoncé ce mercredi 25 juin 2025 que le croissant lunaire Muharram «Jon mine kalo» n’a été aperçu dans aucune localité du pays, à la date du mercredi 25 juin 2025. Par conséquent, la nouvelle année hégirienne débute dans notre pays le vendredi 27 juin 2025 et la fête de l’Achoura le dimanche 06 juillet 2025 sur toute l’étendue du territoire national.
Pour l’islam, le début d’une nouvelle journée commence au coucher du soleil. Par conséquent, le premier jour du Nouvel An islamique commence techniquement au coucher du soleil le 25 juin et se termine le 26 juin 2025 (sous réserve de l’observation de la lune).
C’est donc aujourd’hui vendredi 27 juin 2025, le début officiel de l’année musulmane 1447 dans notre pays appelé aussi Ras as-Sanah al-Hijriyya. Elle commémore l’hégire du Prophète Mohammed (Paix et bénédictions sur lui), c’est-à-dire son émigration de La Mecque vers Médine qui correspond au 16 juillet 622 de l’ère chrétienne. L’an 1 de l’Hégire marque l’établissement du premier État islamique à Médine et revêt donc une importance particulière pour les musulmans. C’est le calife Omar ibn al-Khattab qui a institué l’Hégire comme première année hégirienne islamique.
L’Hégire revêt une grande signification spirituelle et historique pour la Communauté musulmane.
Contrairement aux célébrations du nouvel an grégorien, le passage à l’année hégirienne, le 1er Mouharram, n’est pas un jour férié et payé dans notre pays, il est un moment de recueillement, de prière et de méditation, plutôt que de festivités. Il offre aux croyants du monde entier l’occasion de réfléchir au sens de l’hégire, à la résilience du Prophète, à la foi, et à l’engagement spirituel dans les moments de difficulté.
C’est pourquoi, le Dr Mahamadou Koné, ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a fortement rappelé l’importance de commémorer cette date dans la piété et la sobriété, à travers des conférences, veillées religieuses et prêches dans toutes les mosquées du pays, afin de transmettre à la jeune génération la portée de cet événement fondateur de notre religion.
Il n’existe pas de coutumes ni d’exigences particulières pour célébrer le Nouvel An hégirien. Cependant, Muharram étant l’un des mois sacrés décrétés par Allah (SWT), où les bonnes actions sont multipliées en récompense, c’est le moment idéal pour les musulmans d’y intégrer des actes de sadaqah (aumône légale), des prières surérogatoires (nafl), le jeûne et la récitation du Coran.
Le début du Nouvel An islamique est un moment de réflexion, de commémoration et de rapprochement avec Allah Tout-Puissant. L’un des plus grands mérites du Nouvel An islamique est qu’il offre l’occasion d’une profonde réflexion.
C’est le moment de réfléchir à la dernière année islamique en termes de décisions que nous avons prises, de nos bonnes et mauvaises actions, de changements dans notre caractère et de la façon, dont nous pensons avoir rempli les droits d’Allah et cherché à rechercher Son plaisir.
À l’occasion du nouvel an musulman donc, il n’y a pas de feu d’artifice, ni de concert géant, ni de champagne en privé. La fête consiste à devenir une meilleure version de soi-même, à travers un moment de renouveau spirituel et de connexion avec sa foi.
La nouvelle année commence avec un cœur pur et des intentions sincères comme souhaiter par exemple : un « Hijri Mubarak 1447 » à tous les musulmans.
Par El Hadj Sambi Touré