Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Col Abdoulaye MAIGA, et son homologue de la Sécurité et de la Protection civile, Général Daoud ALY, ont conjointement animé un point de presse consacré au processus de confection et de distribution de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée (CNIBS). C’était dans les locaux du ministère de la Sécurité à l’ACI 2000. De cette rencontre, il ressort qu’à la date du 30 août 2023, plus de 5 millions de cartes ont été confectionnées, sur lesquelles 109 643 ont été retirées par leurs propriétaires.
L’objectif de cette sortie médiatique des membres du gouvernement était de lever les quiproquos et rassurer les populations qui commençaient à s’inquiéter par rapport à la disponibilité de ce document administratif.
D’entrée de jeu, le ministre d’État, le Colonel Abdoulaye MAIGA, a déclaré que la carte nationale d’identité biométrique sécurisée était une réalité au Mali. Selon lui, la CNIBS permet de sécuriser nos documents ici au Mali, sans oublier qu’elle nous permet d’être en phase avec plusieurs normes communautaires. Il ressort de son propos que plus de 5 millions de cartes biométriques sont déjà disponibles pour être livrées aux Maliens gratuitement sur 8 millions prévues.
De son côté, le Général Daoud ALY a insisté sur l’importance de ce document administratif qui assure plusieurs fonctions, au-delà de l’identification nationale.
«C’est une pièce qui sert de carte électeur, elle remplace la carte NINA.», a-t-il précisé, avant d’ajouter que c’est un document sécurisé infalsifiable.
Dans le cadre de la production et la distribution des cartes biométriques, son département, a-t-il expliqué, travaille en collaboration avec le ministère de l’Administration territoriale ainsi que celui des Affaires étrangères et de la coopération internationale qui est notamment chargé des missions diplomatiques.
Il ressort de son propos que la production de la CNIBS connaît un rythme satisfaisant avec la société partenaire allemande avec 69 000 cartes par jour.
Pour atteindre l’objectif des 8 millions de cartes attendues avant les prochaines élections, la société travaille désormais sans relâche 7jours/7, a-t-il assuré.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général Daoud ALY, a dénoncé une campagne de désinformation qui est en train de se mettre en place à propos de cette carte.
Concernant la distribution, il a rappelé qu’elle a déjà commencé depuis avril 2023 et se poursuit. A ce niveau, le ministre a déploré un faible taux de retrait quand on sait que sur les 5 733 428 cartes produites, seulement 109 643 ont été retirées par leur propriétaire.
Parallèlement, l’acheminement des Cartes produites dans les régions est en cours avec le concours de la flotte de l’armée.
En plus de Bamako, la distribution a déjà commencé à Sikasso, Ségou, Koulikoro, Bougouni, etc.
Il en est de même dans les missions diplomatiques, notamment en France, en Belgique, en Italie et en Espagne, etc.
L’occasion était bonne pour le Colonel Major Daouda ALY de faire le point de la situation des cartes nationales d’identité biométrique sécurisées à la date du 30 août 2023.
Sur un objectif de 8 millions de cartes attendues pour cette première phase, il a y a 5 733 428 cartes confectionnées, avec un reste de 2 266 572 cartes que la société doit produire d’ici les prochaines élections.
A Bamako, par exemple, 1 092 753 ont été reçues, sur lesquelles 85 600 cartes ont été retirées.
De nos jours, les unités ont plus d’un million de cartes à distribuer, seulement pour la ville de Bamako.
A ce niveau, le ministre a invité nos concitoyens, notamment ceux de Bamako, à aller retirer leurs cartes de manière gratuite.
En revenant à la charge, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Col Abdoulaye MAIGA, a souligné que la confection de la CNIBS s’inscrivait dans la vision des plus hautes autorités de la transition de réduire le train de vie de l’État, conformément aux recommandations des différents foras sur la question à l’image des ANR.
Ainsi, il a été décidé, à travers ce projet, de mettre fin à la production de la carte d’identité nationale ainsi que la carte NINA. Ce qui fait déjà une économie substantielle, dit-il, pour notre pays.
En ce qui concerne la remise, le Col Abdoulaye MAIGA a fait savoir que le gouvernement avait tiré les enseignements des processus de distribution antérieurs, où beaucoup de difficultés ont été enregistrées donnant l’impression d’une pagaille.
Il a aussi souligné le défi de l’économie et de la mutualisation de nos ressources.
En prélude à la grande distribution, une commission de distribution de la CNIBS a été mise en place le 8 août. Elle est composée des trois départements concernés, sous la supervision de l’AIGE.
Ainsi, dans toutes les circonscriptions administratives, les représentants de l’État vont créer des commissions de remise installées dans les chefs-lieux de commune, d’arrondissement, des commissariats de police, des brigades de gendarmerie, etc.
Pour les Maliens établis à l’extérieur, les ambassadeurs et les consuls feront le même exercice.
Pour accélérer le rythme de distribution, le processus a été allégé pour que les propriétaires passent moins de temps à les retirer.
«Désormais, pour retirer sa carte, il suffit de présenter un document administratif attestant que vous êtes bien le titulaire de la carte. Parmi lesquelles, il y a : la carte d’identité nationale, la carte NINA, le permis de conduire, la fiche NINA, le passeport, etc. », a-t-il détaillé.
Cette conférence a été suivie de la visite des magasins de stockage des cartes CNIBS confectionnées qui se trouve au niveau du ministère de la Sécurité.
«La carte biométrique servira de carte d’électeur au moment des élections et également de carte Nina à partir du moment où toutes les données de la carte Nina se trouveraient sur cette carte », précise le ministre de l’Administration territoriale.
«Chaque électeur aura sa carte avant les prochaines élections ; et la remise de cette carte se fait de manière gratuite au propriétaire», a rassuré le ministre d’État.
Par Abdoulaye OUATTARA