Les membres du Comité de Concertation et de Suivi du Projet d’Appui à la Filière Halieutique étaient en conclave ce jeudi 08 décembre 2022. C’était dans la salle de conférence du grand hôtel de Bamako.
La cérémonie était présidée par le ministre délégué auprès du ministre du Développement Rural, chargé de l’Elevage et de la Pêche M. Youba BA, qui avait à ses côtés la représentante de l’Union Européenne Mme ALBULESCU IOANA et le Représentant Résident de Enabel au Mali.
A l’ordre du jour de ce 7ème Comité de Concertation et de Suivi du PAFHA+ plusieurs points importants, à savoir la revue des recommandations du dernier cadre de concertation, la présentation et la validation du rapport de l’année 6 du projet, la présentation et validation des propositions et réorientations stratégiques, et la planification opérationnelle de l’année 7 du projet.
Pour rappel, le PAFHA+ a été financé par l’Union Européenne à hauteur de 5 240 000 000 FCFA dans le cadre de son Programme de Renforcement de la Sécurité Alimentaire au Mali (PRORESA).
Sur le plan de la sécurité alimentaire, au titre du 11ème FED pour le Mali (2014-2020), notre pays a bénéficié d’un appui financier de la Délégation de l’Union Européenne d’un montant de 2, 5 millions d’Euros en 2021. Le PAFHA+ est exécuté par Enabel, l’Agence Belge de Développement au Mali, en collaboration avec la Direction Nationale de la Pêche et ses services déconcentrés dans les régions de Ségou et Mopti.
Le président du 7ème comité de concertation de Concertation et de Suivi du PAFHA+, a tout d’abord salué les membres du comité de concertations, puis adressé, au nom du président de la transition, le colonel Assimi GOITA et du Premier ministre ses remerciements et sa gratitude à l’Union Européenne ainsi qu’à tous les partenaires qui ont financé le PAFHA+. Il n’a pas oublié le partenaire Belge qui, pour la mise en œuvre de ce projet, l’a accompagné avec son savoir-faire dans le sous-secteur de la pêche et de la pisciculture.
Le ministre en charge de l’Elevage et de la Pêche a rappelé que l’objectif général de la Politique Nationale de Développement de la Pêche et de l’Aquaculture du Mali est d’augmenter la contribution du sous-secteur de la pêche à la croissance économique du pays, à travers une augmentation durable des ressources halieutiques et aquacoles en vue d’améliorer les conditions de travail et de vie des populations vivant de la pêche et de l’aquaculture afin de faire du Mali une puissance Agricole sous régionale.
« Pour atteindre ce objectif, les actions à mener devront s’articuler notamment autour de l’aménagement des pêcheries, la réalisation d’infrastructure d’accueil, un appui institutionnel accru aux acteurs du sous-secteur avec un accent particulier sur la formation du personnel d’encadrement, la promotion de l’aquaculture, l’utilisation des espèces locales de poissons à fort rendement en aquaculture , l’organisation de marché au poisson, la mise en place de mécanisme de financement, le développement des infrastructures socioéducatives de base » a reconnu et argumenté le Président du 7ème Comité de concertation et de Suivi du PAFHA+, M. Youba BA.
Le ministre M. youba BA a souligné qu’au cours de la 6ème année d’exécution du Projet, il a été constaté une nette accélération dans la mise en œuvre conjointe de certaines activités qui contribuent directement à l’atteinte des résultats du Projet. Il s’agit entre autres de la mise en œuvre de la cogestion des pêcheries par l’élaboration de convention locales de pêche dans 12 communes des régions de Ségou et Mopti, des pisciculteurs privés ; de l’organisation de plans de campagne de pisciculture communautaire, de la formation des agents des services techniques de la pêche et de l’aquaculture, de la formation des transformatrices et leur dotation en matériel ; de la poursuite des travaux des infrastructures portuaires de l’ODPA-DIN et des infrastructures d’accueil du CFPA de Molodo.
La représentante de la délégation de l’Union Européenne Mme ALBULESCU IOANA s’est réjouie de la tenue de ce 7ème Comité de concertation avant de rappeler que l’UE accompagne le Mali et finance le programme, qui vise à réduire l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au profit direct de la population malienne. « Nous sommes fiers de cette intervention qui met en avant la coopération de l’UE sur nos secteurs souvent sous valorisés en vue de l’importance stratégique des ressources halieutiques pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais aussi pour la résilience des populations et la création des revenus et d’emplois. Pour la représentante de la délégation de l’UE, le Mali est parmi les premiers producteurs des captures continentales de l’Afrique de l’Ouest avec une production annuelle entre 100 000 et 130 000 tonnes par an principalement la pêche continentale, mais aussi l’aquaculture occupe plus de 5% de la population malienne et des filières halieutiques contribuent à plus de 5% de la population malienne.
« Le PAFHA+ a évolué dans le temps. Son budget a été augmenté, sa période de mise en œuvre rallongée, ses objectifs adaptés » a révélé la représentante de l’UE.
Elle a salué la coordination du projet par Enabel, puis d’ajouter « la collaboration continue et exemplaire avec les services étatiques, les préfectures et les collectivités activement impliqués. Les nombreux acteurs de la filière toujours présents au rendez-vous. Les ONG partenaires qui assurent la mise en œuvre sur le terrain et toutes les autres entités et structures qui participent à l’atteinte des objectifs du PAFHA+.
Le Représentant Résident Enabel à travers son récit entre lui et son ami diplomate, a expliqué aux membres du Comité de Concertation et de Suivi du PAFHA+, le bien fondé du projet PAFHA+.
« L’ami m’a dit : C’est le poisson fumé que vous avez mis sur le marché ? » Pour moi, on a réussi ce qu’on voulait faire, on a pénétré un marché. Puis de poursuivre : « on est déjà sur une couche des gens qu’on veut atteindre et qu’on est en train d’atteindre. Donc, on à la qualité, on a la bonne approche, il nous faut la quantité et donc pour le reste on a l’accompagnement du projet, qui va faire en sorte qu’on puisse maintenir la qualité et la quantité ; qu’on puisse avoir du poisson et qu’on puisse transformer jusqu’au produit et générer des valeurs ajoutées.
« On voit des résultats concrets, je ne pense pas qu’on a besoin de plus » a conclu grosso modo le Représentant Résident Enabel au Mali.
Cellule de Communication MDR