Les écoles publiques tournent au ralenti à Bamako et dans plusieurs localités du pays. Depuis ce lundi 26 janvier 2026, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont entamé un arrêt de travail pour protester contre le non-paiement du salaire du mois de janvier, pourtant attendu au plus tard le 25 janvier, conformément à un accord préalable conclu avec le gouvernorat du district.
Dans un communiqué daté du 25 janvier 2026, la coordination des syndicats signataires a officiellement appelé ses militantes et militants à suspendre toute activité pédagogique « jusqu’au paiement intégral des salaires du mois de janvier ». Ainsi, la coordination des syndicats des enseignants a appelé ses militantes et militants à la mobilisation et à la détermination pour le respect des engagements.
La grève ne se limite pas au district de Bamako. À Dioïla, la synergie locale des enseignants observe également un arrêt de travail depuis ce lundi. Là aussi, les enseignants conditionnent leur retour en classe au paiement effectif du salaire du mois de janvier.
Dans la même dynamique, la synergie locale des enseignants de Kangaba a annoncé un arrêt de travail à compter du lundi 26 janvier 2026, dénonçant le non-paiement des salaires à la date convenue. Les revendications concernent l’ensemble des niveaux d’enseignement, notamment le préscolaire, le fondamental, le secondaire général et le maternel.
À cette vague de protestation s’ajoutent les revendications du syndicat de l’éducation de l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Kati ayant aussi décidé d’observer un arrêt de travail ce lundi pour les mêmes causes.
Pour les syndicats, cette réaction s’inscrit dans une logique désormais bien établie. Depuis février 2021, le paiement des salaires des enseignants à la date du 25 de chaque mois est devenu une ligne rouge. À l’époque, la Synergie avait, à travers une lettre circulaire, averti qu’un arrêt de travail serait automatiquement déclenché à partir du 26 en cas de retard de paiement.
Dès lors, les syndicats n’attendent plus la fin du mois en cours pour aller en grève, considérant que tout manquement à cette date constitue une violation des engagements pris par les autorités.
PAR AMINA SISSOKO