Ce lundi 14 août, les Nations Unies ont fait une mise au point sur la Cession des actifs et la fermeture des camps en cours camps de la MINUSMA en cours dans notre pays alors que le processus fait l’objet de polémique dans le cadre retrait de la mission onusienne de notre entamé depuis le début du mois. Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies a expliqué qu’en règle générale, « la Mission de maintien de la paix des Nations Unies au Mali ne peut transférer ses installations qu’à l’État malien». Une précision qui tombe comme un cheveu dans la soupe, alors la MINUSMA avait ouvert la voie à d’autres possibilités, comme celle de rétrocéder ces camps du nord aux mouvements signataires de l’Accord paix en employant le conditionnel dans un article publié sur son site internet. Suite donc au recadrage du débat, elle s’est lancée dans un exercice pompier après avoir jeté de l’huile sur le feu en produisant, un autre article sur son processus de retrait ordonné et coordonné. Une tentative maladroite, mais vaine, de gommer ses erreurs et de redoré son blason aux yeux du Peuple malien qui lui tient déjà pour responsable des nouvelles tensions entre les FAMa et la CMA qui convoite ses installations au nord. Nous proposons ci-contre le dernier article produit dans ce sens par la Minusma.

Comment la Minusma ferme ses camps au Mali selon les règles de l’ONU
Précédemment, nous avons publié des articles sur la gestion du matériel appartenant aux contingents et sur la cession des actifs de la MINUSMA dans le cadre de son retrait du Mali, conformément aux règles et procédures des Nations unies. Cette fois-ci, nous aborderons la fermeture des camps.

Contexte
La Résolution 2690 du Conseil de sécurité du 30 juin 2023 a mis fin au mandat de la MINUSMA à la demande des autorités maliennes de retirer la Mission sans délai. Elle décrit les étapes d’un retrait sûr, ordonné et coordonné avant le 31 décembre 2023. La phase de liquidation de la Mission commencera le 1er janvier 2024.
La MINUSMA quitte le Mali après une décennie de présence, au cours de laquelle elle a établi 12 camps dans le nord et le centre du pays, ainsi que son quartier général à Bamako. Conformément à l’Accord sur le statut des forces de la MINUSMA communément appelé SOFA, ces sites ont été mis à la disposition de la Mission par les autorités maliennes.
Alors que la Mission entre dans sa phase finale, et que les trois premières fermetures de camps à Ogossagou, Ber et Goundam sont déjà terminés, la restitution formelle de ces sites, conformément aux règles et règlements de l’ONU, est un élément clé du plan de retrait de la MINUSMA, en coordination avec les autorités maliennes.
Nous décrivons ici le processus de fermeture et de restitution des camps.

Directives de l’ONU
Tout d’abord, conformément aux directives des Nations unies, la MINUSMA ne transfère officiellement les camps qu’aux autorités civiles de l’État. Dans ce contexte, la Mission est en contact permanent avec les autorités maliennes aux niveaux national et régional.
Pendant ce temps, le personnel et les équipements de la MINUSMA, y compris ceux des pays contributeurs de troupes et de forces de police, sont retirés du camp de manière à minimiser les risques, en coordination avec le gouvernement du Mali. Les équipements, tels que les véhicules blindés, les armes et les munitions, appartenant aux pays contributeurs de troupes et de police, sont systématiquement retirés en priorité. La mission laisse derrière elle des infrastructures et des équipements, tels que des installations de traitement et de gestion des eaux usées, des réseaux de production et de distribution d’électricité, ainsi que des bureaux meublés.

Sécurité environnementale
Une fois que son personnel et ses équipements ont été retirés, la MINUSMA doit s’assurer que le camp est laissé dans un état sûr et fonctionnel, ce qui implique l’élimination de tout produit chimique ou déchet dangereux. Tous les efforts sont consentis pour achever le nettoyage de l’environnement dans les délais et les capacités disponibles. Avant la signature, une inspection environnementale conjointe finale du site est menée avec des représentants du gouvernement malien, coordonnée par le ministère de l’Environnement. En outre, une enquête de dépollution sur la zone de combat est menée par le Service de lutte antimines des Nations unies (UNMAS) pour s’assurer qu’aucun explosif n’a été laissé sur place, et ce rapport est inclus dans les documents devant être signés par les autorités.
Certification des autorités
Lorsque la Mission est sur le point de quitter un camp, la MINUSMA et le représentant civil des autorités maliennes – Gouverneur de région ou Préfet ou Sous-préfet – signent un certificat contenant, entre autres, un rapport d’inspection du site, une liste des infrastructures restantes sur le site et un rapport environnemental.
La restitution formelle des camps à l’Etat malien est une étape importante dans le processus de retrait de la MINUSMA du Mali. Elle symbolise la fin de la présence et de la responsabilité de la MINUSMA dans le camp et la zone qu’il couvrait, puisque la Mission transfère ses responsabilités issues de son mandat aux autorités maliennes, avec la contribution éventuelle de l’équipe pays des Nations Unies, du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) et d’autres parties prenantes.

Soutien continu de l’ONU
Les soldats de la paix se retirent du Mali, mais l’engagement de l’Organisation des Nations unies dans ce pays reste fort. Ainsi, les Nations unies continueront à apporter un soutien multiforme au gouvernement et au peuple maliens dans leurs efforts pour parvenir à une paix et à un développement durable.

 

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