Le deuxième sommet mondial sur le développement social aura lieu du 4 au 6 novembre prochain à Doha (Qatar). Le point des préparatifs de la délégation de ce rendez-vous mondial était aux cœurs des échanges entre les responsables de la Fédération malienne des associations de personnes handicapées (FEMAPH) et les hommes de médias ce vendredi 15 août 2025, au siège de l’organisation à Bamako. L’occasion était bonne pour annoncer le lancement officiel de sa campagne nationale de mobilisation et de plaidoyer en amont dudit sommet.
Ce point de presse était animé par le président par intérim de Hadji BARRY, membre du CNT, en présence de la vice-présidente, Mme Konaté Ina GUISSE, membre du CNT ; de représentants de l’ONG Sighsavers, etc.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale visant à faire entendre la voix des personnes en situation de handicap dans les processus décisionnels liés au développement social, à l’équité et à l’inclusion.
À travers cette campagne, la FEMAPH entend sensibiliser les acteurs étatiques, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile, sur la nécessité de prendre en compte les droits et les besoins spécifiques des personnes handicapées dans toutes les politiques publiques.
Lors du point de presse, les responsables de la FEMAPH ont mis en lumière plusieurs défis persistants auxquels sont confrontées les personnes handicapées au Mali, notamment l’accès limité à l’éducation inclusive, aux soins de santé, à l’emploi, ainsi qu’aux infrastructures accessibles.
Ils ont également rappelé l’importance du sommet de Doha comme une opportunité historique pour faire progresser l’agenda international en matière de développement social inclusif.
La campagne, qui se déroulera jusqu’en novembre, comprendra des ateliers de concertation, des campagnes médiatiques, des plaidoyers auprès des décideurs ainsi que la publication d’un rapport de position du Mali en vue du sommet.
Dans son propos, le président par intérim, Hadji BARRY, a indiqué que le développement social ne peut pas se faire sans l’inclusion des personnes handicapées.
À ce propos, il reconnaît qu’il y a beaucoup de choses qui ont été faites pour faire progresser la cause des personnes handicapés au Mali, mais la FEMAPH, a-t-il fait savoir, continue de compter sur le soutien de l’État pour que les personnes handicapées puissent être de plus en plus acteurs de leur propre développement et surtout être écoutées par le Mali.
Par Abdoulaye OUATTARA