Depuis quelques semaines, les africains subsahariens établis en Tunisie sont victimes de la xénophobie, suite aux propos haineux du Président tunisien. Beaucoup de nos compatriotes vivant dans ce pays sont dans cette situation déplorable. Pour venir à leur secours, le gouvernement a mis en place des dispositions de rapatriement volontaire de nos compatriotes.
Face à ce geste patriotique des autorités, le parti Convergence pour le développement du Mali (CODEM) a salué l’initiative du gouvernement, dans un communiqué rendu public, ce samedi 4 mars 2023, signé par le secrétaire général adjoint, Mahamar A MAIGA.
Dans son document, le secrétaire général adjoint a fait savoir que le parti CODEM s’est penché lors d’une réunion ordinaire, le samedi 4 mars 2023, sur la situation de crise consécutive aux propos xénophobes du Président tunisien par rapport à la présence des africains subsahariens en Tunisie.
Selon le communiqué, le Comité Exécutif a constaté, au cours de sa réunion, une chasse injuste des ressortissants de l’Afrique au sud du Sahara dont certains Maliens ont été victimes.
Toutefois, la CODEM a condamné, dans son communiqué, ces actes qu’elle a qualifiés de ‘’xénophobes’’ et ‘’racistes prémédités’’.
Le parti CODEM a soutenu que ces actes injustes sont encouragés par le Président tunisien, lui-même, à travers des propos ‘’irresponsables’’ des plus hautes autorités de ce pays qui traverse une crise identitaire.
Le parti CODEM a exprimé sa solidarité agissante envers toutes les victimes Maliennes et non Maliennes de cette ‘’barbarie’’.
Par ailleurs, a CODEM a demandé au gouvernement tunisien de préserver la sécurité des africains subsahariens conformément aux accords et conventions internationaux ratifiés par la Tunisie.
Enfin, le secrétaire général Adjoint Mahamar A MAIGA, au nom de la CODEM, a Salué les dispositions prises par le gouvernement malien pour rapatrier nos compatriotes qui le souhaitent de la Tunisie.
Signalons que plus de 150 Maliens vivant en Tunisie se sont déjà inscrits sur une liste de rapatriement volontaire s. Selon nos sources, parmi les Maliens inscrits pour retourner au bercail, figurent une vingtaine de personnes expulsées de leurs maisons par les autorités tunisiennes. Cette information a été confirmée par le ministère des Maliens établis à l’extérieur.
Aussi, une source nous a confié que ces personnes expulsées sont présentement hébergées par la Chancellerie à Tunisie.
Par SABA BALLO