Alors que les plateaux de télévision étrangers et certains relais locaux prédisaient un effondrement diplomatique et sécuritaire, la réalité de Koulouba raconte une tout autre histoire. En moins de trente jours, le ballet des diplomates au Palais présidentiel démontre que notre pays ne se contente pas de résister : il consolide son rayonnement international sur de nouvelles bases souveraines.

L’image est forte et le symbole, indiscutable. Entre le 16 avril et le 7 mai 2026, le Général d’Armée Assimi GOÏTA a reçu les lettres de créance de huit nouveaux ambassadeurs. Ce rythme effréné d’accréditations, touchant des puissances et des institutions aussi diverses que l’Union européenne, le Qatar, l’Italie, Cuba, ou encore la Suisse et le Rwanda, vient briser le plafond de verre de la «rhétorique de l’isolement» servie par une partie de la presse internationale.
Une diplomatie de respect, loin des diktats
L’investigation sur la nature de ces nouvelles accréditations révèle un changement de paradigme. Contrairement à la «litanie» d’un Mali paria, on observe une diversification stratégique. Le retour en force d’ambassadeurs résidents, notamment ceux de l’Union européenne et de l’Italie à Bamako, prouve que malgré les tensions passées, notre pays demeure un partenaire incontournable.
Ce n’est pas un Mali qui quémande, mais un «Mali debout» qui impose ses conditions : le respect mutuel et la souveraineté. La présence de diplomates venant de zones géographiques aussi variées (Golfe, Europe de l’Est, Amérique latine, Afrique de l’Ouest) souligne que la confiance de la communauté internationale n’est pas un bloc monolithique aux mains de quelques anciennes puissances coloniales, mais une réalité multipolaire.
La vérité des faits contre la fiction médiatique
Le second pilier de cette offensive diplomatique repose sur la stabilité réelle du territoire, loin des fantasmes de déroute.
Pour qu’un ambassadeur de la Suisse, de l’Italie ou du Ghana vienne présenter ses lettres de créance à Bamako, il faut que les services de renseignement de ces pays valident la viabilité de l’État malien.
Si notre pays avait «perdu le contrôle» d’Aguelhoc, d’Anéfif ou de Tessalit, comme tentent de le faire croire certains médias hostiles, l’appareil diplomatique mondial se serait figé. Or, c’est l’inverse qui se produit. L’investigation de terrain confirme que les Forces de Défense et de Sécurité (FAMa) maintiennent leur emprise sur ces localités stratégiques du Nord. Cette maîtrise territoriale est le socle sur lequel repose la crédibilité de la Transition. On ne discute pas avec un État qui s’effondre ; on envoie des ambassadeurs à celui qui tient son territoire.

La fin du complexe de l’isolement
Ce qui «cloche» dans le récit des détracteurs du Mali, c’est l’omission volontaire de ce dynamisme. En présentant le Mali comme un pays fermé, les «laquais locaux» de la désinformation oublient que la diplomatie est avant tout une question d’intérêts réciproques. Le Qatar pour l’investissement, Cuba pour la santé, l’Italie pour la sécurité méditerranéenne : tous voient en notre Mali un interlocuteur crédible et fréquentable.
L’arrivée de ces diplomates est un démenti cinglant à ceux qui espéraient un blocus diplomatique. Elle prouve que l’évolution de la situation sécuritaire, loin d’être un frein, est perçue par les partenaires sérieux comme une phase de «refondation nationale» nécessaire. Le Mali ne s’est pas replié sur lui-même ; il a simplement trié ses amitiés.

Une nation qui s’affirme
En définitive, le Mali de mai 2026 est une nation «ouverte», mais selon ses propres termes. La cérémonie solennelle de Koulouba n’est pas qu’un protocole ; c’est un acte de résilience diplomatique. Elle rappelle que la souveraineté n’est pas synonyme d’autarcie, mais de dignité dans l’échange. Le Mali est là, il avance, et le monde, dans toute sa diversité, continue de frapper à sa porte.

Assétou Sambi TOURÉ

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