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Sans Tabou: échec du meeting du 8 juin, les acteurs institutionnels à la rescousse ?

Initié pour faire une démonstration de force en entendant le jour du vote référendaire, le meeting des partisans du Oui, le jeudi dernier au stade du 26 mars, a été un échec cuisant. Malgré les

Initié pour faire une démonstration de force en entendant le jour du vote référendaire, le meeting des partisans du Oui, le jeudi dernier au stade du 26 mars, a été un échec cuisant. Malgré les moyens colossaux mis à disposition, l’appel du ministre de la Jeunesse, des Sports et de la construction citoyenne qui a ordonné à tout son personnel à se rendre au stade et la grande mobilisation des artistes, les gradins du stade sont restés clairsemés. Qu’est-ce qui n’a pas marché pour que ce meeting soit un tel fiasco. Le meeting de rectification prévu pour le vendredi 16 juin pourrait-il sauver l’honneur ?

Tous les observateurs sont una
nimes à dire que le meeting de démonstration de force des partisans du Oui au référendum du 18 juin au stade du 26-Mars de Bamako a été un échec. Pour sauver l’honneur, les acteurs institutionnels ont décidé de se mêler à la danse en organisant un meeting le 16 juin prochain au même endroit.
Cette décision a été prise après que les images du meeting non réussi du 8 juin dernier aient fait le tour des réseaux sociaux. Prévu pour 15 heures, les officiels, avec à leur tête le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA, sont arrivés au stade à 17 heures passées. Malgré tout ce temps pris, une grande partie du stade était complètement vide. Pire encore, les jeunes mobilisés pour remplir le stade ont commencé à déserter les lieux avant les discours officiels.
La présence massive des articles n’a pas suffi pour retenir les jeunes. Parmi les artistes qui ont presté, on peut citer entre autres : Abdoulaye DIABATE ; Mamou SIDIBE ; Safi DIABATE ; Prince DIALLO ; Sidiki DIABATE ; Mariam BAH ; Louka PRO ; Maimouna SOUMBOUNOU. La liste n’est pas exhaustive.
Malgré les efforts du maitre de cérémonie qui citait de manière répétée les artistes sur la liste pour retenir les jeunes, ceux-ci ont vidé les lieux avant que les choses sérieuses ne commencent. Un autre fiasco a été les bruits intempestifs des vuvuzelas dans les gradins. Censés être au stade pour écouter les messages du camp du Oui pour faire un vote massif et utile le 18 juin, ces jeunes ont plutôt contribué à perturber le meeting.
Malgré les messages du maitre de cérémonie pour faire régner le calme afin que les messages passent, les jeunes faisaient la sourde oreille. Quelle humiliation.
Les organisateurs doivent comprendre qu’une élection ne se gagne pas en remplissant un stade. Surtout avec des jeunes mobilisés juste pour faire acte de présence et non pour écouter les messages véhiculés.
La mobilisation n’a pas été à la hauteur des attentes et les messages ne sont pas passés comme il le fallait et comme il était attendu. C’est pourquoi depuis le jeudi passé le camp du Oui fait la risée des internautes sur les réseaux sociaux.
Pour sauver l’honneur, les acteurs institutionnels ont décidé de venir à la rescousse. Composé des ministres et des membres de toutes les institutions, le collectif des acteurs institutionnels prévoient l’organisation d’un grand meeting le vendredi prochain au stade du 26 mars.
Il reste à savoir s’ils réussiront à relever le défi de la mobilisation en mettant les pendules à l’heure à la veille du vote référendaire. Pour ce faire, ils doivent tirer les leçons de cet échec en mobilisant ceux et celles qui ont conscience de leur présence au stade et non ceux qui viennent juste pour crier et retourner à la maison quelques minutes après et avec quelques pécules.

PAR MODIBO KONE

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