Après la dissolution des partis politiques, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des réformes politiques, Mamani NASSIRE, a animé un point de presse à la Primature, le mercredi 14 mai, pour donner plus d’amples informations. Il était accompagné, pour la circonstance, par le directeur de l’administration du territoire, Abdou Salam DIEPKILÉ.

Après avoir rappelé les raisons qui ont amené la dissolution des partis politiques, le ministre a indiqué que le gouvernement était obligé de prendre ses responsabilités.
« Les partis politiques ne nous ont pas donné l’occasion de leur réorganisation et l’occasion étant venue des forces vives, le Président de la transition a donné suite aux recommandations des forces vives suite aux concertations », a expliqué le ministre NASSIRÉ.
Il a rassuré que rien n’est encore perdu d’avance, le processus étant ouvert, et que la nouvelle Charte sera élaborée dans un contexte inclusif.
Le ministre a déclaré que la chance sera donnée à toutes les personnalités qui peuvent contribuer à élaborer une loi conforme à la Constitution, aux aspirations des Maliens et qui tient compte des recommandations fortes.
« Ce décret est important et n’a que des avantages parce qu’il permet d’assainir la situation qui était en train de prendre des proportions inquiétantes alors que rien ne le justifiait.
Nous voyons parallèlement que les déstabilisateurs s’appuyaient de plus en plus sur les organisations politiques. On n’a vu une sortie des terroristes disant que la bataille qui est en train d’être menée est contre la démocratie et contre la laïcité. Aucune situation ne justifiait la manifestation des partis politiques. Donc il fallait prendre cette décision », a soutenu le ministre Mamani NASSIRÉ.
Pour lui, après la dissolution des partis politiques, notre pays est actuellement dans une situation qui permet, dans la sérénité, de construire quelque chose de positif pour les Maliens.
Il a insisté à dire que les réformes concernent tous les secteurs, tout en déplorant que c’est avec les partis politiques qu’il y a eu trop de bruits.
Le ministre a rappelé la militarisation de la police, le changement du statut des magistrats, la création de l’AIGE qui retire à la Cour constitutionnelle certaines de ses attributions…
Il a enfin indiqué que les réformes en cours se poursuivront jusqu’au, bout tout en appelant les maliens à s’engager dans la voie de la responsabilité et de l’amour du pays.

PAR MODIBO KONÉ

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