Après plus de quarante ans d’absence sous sa forme 100 % sportive, la Biennale fait son grand retour. 

Du 7 au 16 août 2026, la capitale malienne sera le théâtre d’un rassemblement interrégional majeur réunissant les 19 régions du pays et le district de Bamako.

Initialement programmée pour septembre 2025 puis reportée en raison de contraintes de calendrier et de préparation, la Biennale sportive autonome s’installera à Bamako pour dix jours de compétition. 

Les athlètes venus de l’ensemble du territoire s’affronteront dans cinq disciplines : l’athlétisme, le basket-ball, le football, la lutte traditionnelle et les échecs. 

Pour la première fois, l’événement intégrera les représentants de la nouvelle carte administrative du Mali, issue de la réforme territoriale de 2023.

Cette manifestation puise ses origines dans les mouvements de jeunesse nés au lendemain de l’indépendance, marqués par la première Semaine nationale de la jeunesse en 1962. 

Devenue une biennale artistique, culturelle et sportive en 1970, elle s’était déclinée sous une formule exclusivement sportive et tournante entre 1979 (Ségou), 1981 (Mopti) et 1983 (Sikasso). 

Après des éditions réassociant sport et culture à la fin des années 1980, la formule 2026 consacre le retour d’un rendez-vous sportif autonome quatre décennies plus tard, cette fois centralisé dans la capitale.

Un levier de cohésion pour une jeunesse prédominante

Pour le gouvernement, cette compétition va bien au-delà du simple enjeu athlétique. 

Elle est pensée comme un véritable cadre d’échange, de rencontre et un instrument d’intégration nationale pour la jeunesse malienne. Cet enjeu est primordial dans un pays de 25,2 millions d’habitants (estimation 2025) où près de 46 % de la population a moins de 15 ans, selon les données démographiques des Nations Unies relayées par la Banque mondiale.

Si l’annonce fixe le cap, plusieurs précisions restent attendues par les acteurs du monde sportif ; notamment, le programme détaillé des épreuves et les sites d’accueil ; le budget global alloué et le nombre exact d’athlètes engagés ; la place accordée aux catégories féminines et les critères de sélection des sportifs issus des nouvelles régions.

Ces arbitrages techniques permettront de concrétiser l’organisation de cette phase nationale très attendue.

Par Abdoulaye OUATTARA

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