Le monde économique de notre pays est en deuil. Soya GOLFA, ancien président de l’administration provisoire du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), est décédé ce lundi 26 janvier 2026 à Bamako, des suites d’une maladie. Le défunt était l’un des opérateurs économiques les plus influents du pays et occupait également les fonctions de secrétaire général de l’Amicale diawambé.
Homme de consensus et de dialogue, Soya GOLFA a marqué durablement le tissu des organisations professionnelles et commerciales du Mali. Ancien président du Groupement des Commerçants du Mali (GCM), il s’est distingué par sa proximité avec les acteurs du secteur privé et par sa capacité à fédérer, dans un environnement souvent marqué par des divergences d’intérêts.
Décrit par ses pairs comme un homme courtois, accessible et profondément respectueux, le doyen Soya GOLFA jouissait d’une estime particulière parmi les commerçants, qui voyaient en lui une personnalité sage, capable d’écouter et de proposer des solutions, quelles que soient la complexité et la sensibilité des situations.
En mars 2022, Soya GOLFA est appelé à prendre la tête de l’administration provisoire du CNPM, dont il était l’un des pères fondateurs, à un moment charnière de l’histoire du patronat malien, marqué par une crise institutionnelle profonde. À ce poste, il fait preuve d’un leadership reconnu et rassembleur.
Sous son autorité, l’administration provisoire engage des travaux de normalisation, procède à la révision des textes statutaires et supervise l’ensemble du processus devant aboutir à l’élection d’un nouveau bureau du CNPM. Son approche, fondée sur le dialogue et la recherche du consensus, permet d’apaiser les tensions et de restaurer la crédibilité de l’organisation faîtière du secteur privé.
Tout au long de son parcours, Soya GOLFA s’est illustré par son engagement constant en faveur de la cohésion entre les organisations professionnelles, même dans des contextes particulièrement tendus. Sa sagesse et son sens de l’équilibre faisaient de lui une référence incontournable, régulièrement sollicitée par divers acteurs du secteur privé malien.
Avec la disparition de Soya GOLFA, le Mali perd un homme de devoir, de dialogue et de sagesse, dont l’engagement a contribué à consolider le secteur privé et à promouvoir l’unité au sein du monde des affaires. Son héritage restera gravé dans la mémoire des commerçants et des acteurs économiques qu’il a su accompagner avec humilité et détermination.
PAR SABA BALLO