La Ruche a davantage brillé ce mardi 30 janvier dans son omerta en refusant de commenter les actions de dissolution du parti Sadi et celui du PSDA au motif que les dossiers sont pendant la justice. Une fuite en avant de l’Adema PASJ qui manque visiblement de courage pour défendre des valeurs et des principes démocratiques malgré son statut de parti pionnier.
Le président Abdel Karim KONATE a présenté les vœux de Nouvel An de son parti aux médias maliens. Au cours de ce rituel annuel, les dossiers de dissolution du parti Sadi et du PSDA ont été évoqués. En effet, le Contentieux de l’État a initié des procédures judiciaires contre ces formations politiques pour des ‘‘propos de nature à menacer l’intégrité du territoire, la souveraineté nationale, l’unité nationale’’.
Le président de l’ADEMA qui soutient que la parole doit être libre, refuse cependant de commenter ces deux affaires dans lesquelles des responsables politiques sont visés pour leur « prise de parole ».
« Ces affaires sont devant la justice. Je me réserve de me prononcer sur les dossiers pendants devant la justice », a laconiquement répondu le président Abdel Karim KONATE, alors que son parti est une figure de la lutte pour l’avènement de la démocratie qui consacre la divergence d’opinions et de pensées.
Cependant, pour une formation qui se veut sentinelle de la démocratie, il est aberrant qu’elle continue de garder l’omerta sur des manquements aux valeurs et principes de ce mode de gouvernance.
Une attitude qui contraste pour autant avec la ferme conviction du président KONATE : « Il n’y a pas de stabilité aujourd’hui, il n’y aura pas de Paix demain, si la Parole et la Plume ne sont pas totalement libres. Telle est ma conviction profonde ».
À l’image de l’Adema, ces deux partis politiques sont lâchés par les autres formations politiques.
Outre ces partis politiques, il y a une lettre attribuée au Collectif pour la défense des militaires qui a aussi sollicité la dissolution de la CMAS de l’imam Mahmoud DICKO.
PAR SIKOU BAH