Mis en place ce samedi dernier, le nouveau bureau de l’Association malienne d’amitié Mali-Maroc (A. MA.MA) dirigé par le Dr Mamadou NIANG est accusé d’être constitué dans des conditions controversées. À l’origine de la polémique, les conditions de renouvellement jugées ’’opaques’’ par certains membres qui dénoncent un bureau illégal et illégitime. Face à cette situation, ces derniers ont adressé une correspondance à l’ambassade du Maroc, l’invitant à ne pas reconnaître le nouveau bureau.
Ce samedi 5 juillet 2025, la salle de conférence de l’hôtel Olympe abritait les travaux de l’Assemblée générale extraordinaire de l’Association malienne d’amitié Mali-Maroc (A. MA.MA). L’objectif étant de trouver un remplaçant à feu Moussa DIARRA qui a dirigé de manière inamovible.
Cette rencontre qui ambitionnait de redynamiser l’AMAMA s’est terminée en queue de poisson. Pour cause !
Malgré la présence de plusieurs personnalités, dont des anciens ministres, des membres du Conseil national de transition, le processus de renouvellement se heurte à des divergences de taille dans l’interprétation des textes entre les membres.
En effet, la commission de renouvellement a décidé d’écarter les nouveaux adhérents du droit de vote au motif que leur adhésion n’avait pas encore fait l’objet de validation par le bureau.
Pour les nouveaux adhérents, cette interprétation des textes n’est, ni plus ni moins, une manière de les empêcher d’exercer leur droit susceptible d’amener un changement au sein d’une association tombée, ces derniers temps, dans la léthargie.
Se sentant victimes d’injustice, ces derniers ont décidé de contester la légalité de ce nouveau bureau en adressant une lettre à l’ambassade du Maroc au Mali.
Mais, ce qui a beaucoup indigné les nouveaux membres, c’est que la plupart des anciens auxquels il a été accordé le droit de vote n’étaient pas à jour des cotisations à la date de l’Assemblée.
Dans une lettre en date du 7 juillet 2025, adressée à l’ambassade du Maroc à Bamako, ces derniers disent ne pas reconnaître le nouveau bureau de l’AMAMA mis en place le 5 juillet 2025.
Soutenant leur décision, ils affirment que des membres de l’association ont été illégalement empêchés de participer aux travaux de l’Assemblée générale extraordinaire.
« Lorsqu’il s’est agi de donner un sang neuf à l’AMAMA et que des personnes librement engagées se sont acquittées de leurs obligations, conformément aux textes, en payant les frais d’adhésion et cotisation, contre toute attente, ces membres dévoués, tout enthousiaste, se sont vus refuser l’accès aux travaux de l’Assemblée Générale qui devrait procéder à la mise en place d’un nouveau bureau et à la relecture des statuts et règlement », peut-on lire dans la missive.
Pourtant, l’article 8 des statuts et règlements de l’AMAMA, ont-ils fait savoir, précise : « l’adhésion devient effective après le paiement des frais d’adhésion dont le montant est fixé dans le règlement intérieur, ce qui donne droit à l’obtention de la carte de membre ».
« Par le truchement de Madame la présidente intérimaire, les anciens ont délibérément refusé la parole aux autres et ont clairement dit que l’AMAMA était leur bébé », a-t-il accusé.
Pour ces contestataires, le déroulement des événements du 5 juillet dernier ne laisse aucun doute sur le fait que c’est ’’un complot monté de toutes pièces pour se débarrasser de nouveaux adhérents qui, au regard des textes, devaient participer légalement à l’Assemblée Générale’’.
Après une analyse la situation, les auteurs de la lettre ont jugé nécessaire de : protester contre ces agissements illégaux et illégitimes tendant à mépriser le fait majoritaire ; inviter l’Ambassade à ne pas reconnaître le nouveau bureau de l’AMAMA mis en place le 5 juillet 2025, à l’hôtel Olympe de Bamako et à refuser tout financement à l’endroit du nouveau bureau illégal ; et enfin solliciter la réorganisation d’une nouvelle Assemblée générale.
Pour rappel, l’Association malienne d’amitié Mali-Maroc œuvre à renforcer la coopération entre le Mali et le Maroc dans divers domaines tels que l’économie, l’éducation et la culture.
L’AMAMA, dans ses missions, s’investit pour le raffermissement des liens entre les deux pays, mettant en avant des initiatives telles que le partenariat climatique pour des oasis résilientes.
En plus de l’aspect environnemental, l’association promeut les échanges culturels et éducatifs entre le Mali et le Maroc. Ces actions contribuent à une meilleure compréhension mutuelle et à un renforcement des relations entre les deux nations.
Par Abdoulaye OUATTARA