Les journées du projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEED-Mali) ont démarré, ce lundi 4 mars 2024, au Centre international des conférences de Bamako (CICB). L’objectif de ces activités qui prennent fin ce mercredi 6 mars consiste à faire le bilan de l’initiative dont la mission est de promouvoir les droits des femmes et des filles. Sa mise en œuvre a profité à plus de 7 millions de personnes.
L’événement était placé sous la présidence du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des domaines de l’aménagement du territoire et de la population, Imirane Abdoulaye TOURE qui avait à ses côtés le ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Dr Mariam MAÏGA ; le ministre des Sports, de la jeunesse et de la construction citoyenne, Abdoul Karim FOMBA.
Y ont également pris part le Coordinateur national du Projet SWEDD, Moussa SIDIBE ; le représentant de la Banque mondiale, Djibrilla KARAMOKO ainsi que des bénéficiaires du projet SWEED vénus de plusieurs localités du pays.
En 2024, la phase additionnelle du projet doit prendre fin, après huit ans d’exercices qui ont permis au projet de réaliser d’importants résultats ayant eu des effets et des impacts positifs sur la vie des bénéficiaires, se sont réjouis des responsables de mise en œuvre du projet, à l’image du coordinateur national, Moussa SIDIBE.
Ce dernier a indiqué que 7 500 000 personnes avaient été bénéficiaires du projet dont 37 166 filles et femmes en alphabétisation.
Évoquant la mise en œuvre du dispositif de gestion des plaintes, il a expliqué que 1405 comités de gestion de plaintes ont été mis en place par le projet, et 16 plaintes ont été réceptionnées et complètement traitées et résolues.
Le coordinateur national a ajouté que 323 sages-femmes recrutées et déployées ont été fidélisées en milieu rural, conformément à sa volonté de participer à l’amélioration de l’offre en produits de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle et en personnel qualifié.
Outre le volet sanitaire, le projet a contribué à rehausser le ton d’alphabétisation dans notre pays, à travers la scolarisation accélérée dite passerelle (SSAP-P). Selon M. SIDIBE, cette approche a permis d’équiper des écoles de matériels pédagogiques et didactiques (tableau noir, règles, livres, tables bancs…). En outre, a-t-il ajouté, grâce à la scolarisation accélérée 14 786 enfants âgés de 8 à 12 ans déscolarisés et non scolarisés ont retrouvé le chemin de l’école.
Également, le projet SWEDD-Mali vise l’accélération de la Transition démographique, à travers, la maîtrise des taux de fécondité et de mortalité infantile et la réalisation d’objectif plus large qui consistait à déclencher le dividende démographique et la réduction des inégalités entre les sexes en améliorant le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes.
Il ressort toujours du bilan présenté que le projet SWEDD a favorisé le changement social et de comportement, y compris pour l’abandon des pratiques socioculturelles nocives à l’expression du potentiel des adolescentes, et l’autonomisation des femmes et filles.
En tout cas, les principales cibles du projet SWEDD sont les femmes de 15 à 30 ans pour les activités économiques, les filles de 8 à 12 ans pour la réinsertion scolaire, les filles de 12 à 17 ans scolarisées pour leur maintien à l’école, la mère et l’enfant, les professionnels de la santé et du médicament, de l’éducation, de la jeunesse, les personnels des services techniques et de l’administration en général, les élus, les décideurs politiques, les leaders religieux et les acteurs de la société civile.
A noter que les temps forts de la cérémonie d’ouverture étaient marqués par la signature de la Charte d’engagement entre les parties, le slam sur la scolarisation des filles, la prestation des artistes (Mylmo, Baba Sala, Delphine MOUGORO…) et la visite des stands des bénéficiaires du projet SWEDD.
Par Sikou BAH