Plus de 3 jours après les décisions du Mali, du Burkina Faso et du Niger de quitter sans délai la CEDEAO, le président de la transition du Burkina Faso ferme la porte à un retour des pays de l’AES au sein de l’organisation sous-région accusée de trahir ses valeurs fondatrices. Mieux, il laisse entendre le désir de l’AES de se retirer du franc CFA.

Les pays de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Niger et Burkina Faso) ont annoncé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Depuis, les entretiens et initiatives au sommet de l’organisation et des États de la sous-région se multiplient pour faire face à la situation et trouver une solution.
De la Russie à l’Union européenne, en passant par l’Union africaine, des voix s’élèvent aussi au plan régional et international pour appeler au dialogue, afin de préserver l’unite au sein de la CEDEAO.
Dans une interview accordée à Alain FOKA, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le président de la transition du Burkina parle des conditions de la rupture, de l’alliance des États du Sahel (AES), de la situation sécuritaire dans la sous-région, des relations avec la Russie et avec la France.
Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim TRAORE, a fermé la porte à un retour des trois pays du Sahel dans la CEDEAO. Selon lui, la décision a été longuement réflechie.
Interrogé par le journaliste Alain FOKA, le président TRAORE a déclaré que la décision de quitter la CEDEAO est irrévocable.
Le président TRAORE a également déclaré qu’il n’est pas exclu que les trois pays du Sahel se retirent de la monnaie commune, le franc CFA.
« Probablement, il n’y a pas que la monnaie. Tout ce qui nous maintient dans l’esclavage, nous allons briser ce lien », a répondu le président du Faso.

PAR ABDOULAYE OUATTARA

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