a répétition est pédagogique, a-t-on dit. Pour l’homme de Lettres, la sortie de l’ancien Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla MAÏGA, n’est pas seulement pédagogique, elle est rhétorique et la mère de tout apprentissage. Ne variant pas d’un iota sur la version qu’il a régulièrement donnée, dans une vidéo diffusée ce week-end, celui qu’on a voulu par la clameur publique salir a tenu à rassurer les Maliens sur sa probité.
Habitué à la vindicte et au lynchage à travers les médias téléguidés, Choguel MAÏGA a tenu dans sa vidéo de 20 minutes à rassurer les Maliens que cette énième cabale ne l’effraye pas. Ces contrôles-là ne peuvent pas lui faire peur parce que, explique-t-il, dans la gestion de l’État et chacun peut vérifier partout où il a travaillé (de complément d’effectif à la SOTELMA à la Primature 2021-2024), il ne s’est jamais mêlé de gestion. Alors des articles de presse sur les réseaux sociaux pour salir la réputation de Choguel, le faire peur et le faire taire, c’est du déjà-vu, comme il l’a laissé entendre. Mais, il n’est pas de l’engeance des hommes sur lesquels on fait du chantage politique et qu’on peut taire à coup de dossier fuité sur les réseaux sociaux. Pour lui, ceux qui sont encore dans ce schéma doivent savoir qu’ils : se trompent de personne, d’époque, de pays. Apparemment, le pétard semble mouillé.
Droit dans ses bottes, l’ancien Premier ministre lance le défi que ‘‘ceux qui ont des preuves, aillent voir des services de l’État pour se plaindre. Je ne me reproche rien dans la gestion’’.
Bon, dit-il, quand on veut chercher les poux sur la tête d’un chauve, c’est très compliqué. Mais, il sera toujours au rendez-vous. Car, ‘‘on peut toujours faire des jongleries. Mais… il n’y a rien. Je dis bien, rien d’anomalie dans ma gestion’’.
Pour le reste, chaque homme suit son destin.La peur ne peut pas servir de moyen de gouverner un pays. J’en suis convaincu. Un homme politique, il se bat avec ses idées, ses arguments.
Voici l’intégralité de la réponse de Choguel Kokalla MAÏGA à la dernière cabale dirigée contre lui :

Je sais que depuis quelques jours tout le monde est très inquiet. Qu’est-ce qui arrive au Premier ministre ?
J’ai gardé un certain silence. Il est bon que je vous explique certaines choses pour que vous puissiez avoir le cœur net. Beaucoup disent ‘‘pourquoi Choguel parle ? Il ne doit même pas parler’’.
Ils n’ont rien compris. La transition malienne, c’est notre bébé à nous tous. Lorsque nous voyons que notre enfant fait des erreurs dans sa démarche, il est tout à fait normal de faire certains rappels. Si on ne le fait pas demain, après-demain, ce sont les mêmes personnes qui vont dire ‘‘mais est-ce qu’il avait dit ? Pourquoi il n’avait pas parlé quand ça n’allait pas ?’’.
Donc, j’ai une responsabilité particulière dans cette transition. C’est pour cela que j’avais parlé et d’ailleurs, je parle seulement lorsqu’il y a des sujets extrêmement importants.
Si vous vous rappelez bien, j’avais parlé lorsqu’il y a eu la crise des drones entre le Mali et l’Algérie. J’ai saisi cette occasion pour rappeler à nos frères algériens que ce n’est pas comme ça qu’on doit travailler. Ce sont nos frères et nos voisins. On ne peut pas en avoir d’autres.
J’ai protesté, j’ai condamné ceux qui manifestent dans les rues pour insulter les dirigeants algériens. Ce n’est pas normal. J’avais dit que quand il y a des problèmes, nos gouvernements se parlent. On attend que la tension baisse et on règle nos problèmes. Il ne sert à rien de faire certaines agitations.
La deuxième fois où j’ai pris la parole, c’est lorsqu’il y a eu l’anniversaire de la CEDEAO. J’ai fait une tribune pour rappeler à tout le monde le processus qui nous a conduit, nos trois pays de l’AES, à sortir de la CEDEAO.
La troisième fois, c’est lorsque la dissolution des partis politiques avait été décidée. J’ai estimé que je ne pouvais pas continuer à me taire. Les assises nationales ont demandé de diminuer le nombre des partis. Elles n’ont jamais demandé de supprimer les partis politiques au Mali et la voie pour se faire avait été indiquée par les Assises. Il s’agissait juste de passer à la mise en œuvre.
Le 4e moment où j’ai pris la parole, c’est lorsqu’il y a eu la décision de prolonger les mandats du président autant qu’il faut jusqu’à ce que le terrorisme finisse. L’action, qu’il y a dans notre pays, a deux acteurs, les terroristes, leur soutien et leurs sponsors d’un côté et le gouvernement qui défend le Mali, de l’autre.
Il était de mon devoir d’expliquer certaines choses. Surtout qu’au même moment, les terroristes ont lancé un appel pour demander à tous ceux qui sont contre le régime de Bamako. Certains ont ajouté quelles que soient les raisons de se retrouver pour former un gouvernement d’union nationale. Ils savent qu’eux seuls, ne peuvent pas diriger le Mali, mais ils ont besoin de tous les Maliens. J’ai dis : ‘‘attention. N’attendons, n’atteignons pas le point de non-retour. Parce que ce n’est pas le moment de créer certaines situations’’.

En politique comme dans la diplomatie, la meilleure façon de construire la paix, c’est de diminuer ses ennemis. En période de crise, on ne peut pas multiplier ses ennemis. Ce sont des bases élémentaires de la recherche de la paix et de la diplomatie.

Donc, vous le voulez, ce sont des moments critiques de la vie de notre nation où je ne pouvais pas me taire là-dessus. Mais, il y a des gens qui se lèvent. ‘‘Ah, il ne doit pas parler. Il faut qu’il se taise. Il parle trop’’.
En réalité, lorsque vous regardez ceux qui parlent comme ça, il y a beaucoup de citoyens qui sont de bonne foi, peut-être parce qu’ils ne connaissent pas tous les aspects de la politique. Mais, la majorité des gens qui comprennent font exprès parce que pour eux, en gardant le silence, ça va aggraver les choses. Ce sont tous sans exception des gens qui ont toujours été contre la transition et contre le Premier ministre que j’ai été.
Donc, dans ces circonstances, il était important pour moi de donner certaines explications. Comme j’ai toujours dit, j’ai une obligation d’explication, une obligation morale dans la bonne marche de cette transition. Ceci dit, je sais que depuis une semaine, beaucoup sont inquiets que l’ancien Premier ministre soit convoqué parce qu’ils ont lu dans la presse.
Effectivement, il y a un journal qui a été ventilé partout et sur tous les réseaux, mais curieusement, ce journal est sorti en version papier ce jour-là. Le vendredi 25 juillet, il a été ventilé partout. Tout ce qui est écrit là-dedans, ce sont les mêmes éléments qu’il y a dans le rapport du vérificateur qui est public.
Ce que les gens oublient, ce n’est pas la première fois. En 2015, immédiatement après ma sortie du gouvernement, il y avait eu la même pratique. Il y avait un journal dans lequel toutes les semaines, il y avait des articles pour discréditer Choguel parce qu’il aurait détourné de l’argent. Ça, c’est parce que j’étais ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, un membre du gouvernement. Mais toutes les semaines, il y avait des attaques contre lui. Tout le monde avait peur. Donc, je suis habitué à cette pratique.
La deuxième chose, c’est que beaucoup oublient, je suis dans cette position depuis bientôt 30 ans. Au Mali, tous les gouvernements auxquels j’ai participé, même les pouvoirs auxquels j’ai participé, ont pratiqué contre moi la même chose. Pour rappel, tout le monde peut vérifier, j’ai passé 3 heures dans les locaux de la sécurité d’État en 1991 quand il y avait le débat au sein du parti pour aller à l’ouverture politique.
Il y avait des gens aussi qui étaient dans le régime, mais en fait, c’étaient des adversaires du régime. Ils sont allés monter contre moi des faux arguments faisant croire que je suis un opposant infiltré aussi dans le système.
Heureusement que le président, en son temps, il vérifie tout. Donc, il a confié à ses services de vérifier est-ce que ce qu’on dit est vrai. J’ai donc été interpellé à la sécurité d’État où j’ai fait 3 heures. Ma deuxième convocation pour être à la sécurité d’État, c’était le 22 mars 1991, vendredi à 8 h 30. À 8 h30, je me suis présenté. Le directeur de la sécurité d’État a téléphoné pour dire que compte tenu des troubles qui ont éclaté à Bamako, je précise bien que le vendredi 22 mars 1991, le rendez-vous est remis au mardi 26 mars 1991. Ce rendez-vous n’aura jamais eu lieu parce qu’entre-temps, les mêmes gens et d’autres Maliens qui étaient contre le régime, les opposants ont atteint leur objectif. Le régime a été renversé le 26 mars.
Mais, cela ne m’a pas empêché de défendre certaines vérités au point qu’on m’a accusé d’être l’homme de Moussa TRAORE alors que je n’avais jamais vu le président Moussa TRAORE. Je l’ai vu pour la première fois physiquement pour discuter le 12 mars 2002 quand j’avais décidé de me présenter à l’élection présidentielle.
J’ai été le voir, il était détenu à Markala. J’ai discuté avec lui pour comprendre certains enjeux politiques dans notre pays et j’ai compris beaucoup de choses.
La deuxième fois, on m’a fait cela, c’est en 2007. J’ai été dans le gouvernement de 2002 à 2007, ministre de l’Industrie et du commerce. Dès que j’ai fait la passation de service en 2007, les services de contrôle de l’État ont débarqué dans les bureaux, dans mes anciens bureaux. Ils ont fait des mois de contrôle pour fouiller dans ma gestion.
La troisième fois, j’étais à l’AMRTP, c’était en 2011 et 2012. 8 mois de contrôle lorsque et j’étais encore directeur général de l’AMRTP pour vérifier ma gestion. Après ces 8 mois de contrôle, le rapport final a été déposé chez le président le 22 mars 2012. La suite, vous savez ce qui est arrivé.
La troisième fois, c’est pendant la transition de 2012. Le Premier ministre avait écrit au Vérificateur général pour dire d’aller vérifier ma gestion et singulièrement la gestion de l’Agence pour le fond d’accès universel. Le fameux AGEFAU dont vous entendez parler.
Lorsque j’arrivais en 2008 à la tête de l’AMRTP, il n’y avait pas un franc dans les caisses de l’AGEFAU. Mais, lorsque je quittais en 2015, j’ai laissé 37 milliards dans les caisses de l’AGEFAU et au total 60 milliards dans les caisses de l’AMRTP. Après des investissements de plus de 20 milliards, nous avons fait ce que nous pouvons.
Je me suis toujours mis au service du Mali, de ma position et de mes connaissances que j’ai pu avoir et des pouvoirs qui m’avaient conférés. Nous avions procuré pour l’État malien de la nouvelle technologie dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
J’ai expliqué plusieurs fois aux Maliens qu’on a arrêté les auteurs de beaucoup d’attentats terroristes grâce à ces équipements. Par exemple : l’attentat à la Terrasse en 2015, l’attentat à Radison, l’attentat qui a eu lieu à Grand Bassama en RCI, l’attentat qui a conduit à l’assassinat du garde de la grande prison de Bamako.
J’ai fait ce que je pouvais. Malgré tout, quand j’arrivais, l’AMRTP était logé dans une villa où l’État paie 250000 francs par mois. C’est moi qui ai écrit au ministre des Domaines pour lui dire qu’il n’est pas normal que l’État paye de l’argent pour loger des services chargés du contrôle des Télécom. L’État doit mettre son argent dans la santé, dans l’armée, dans l’éducation, dans la construction et dans les projets sociaux.
Nous avons fait le nécessaire pour que l’organe chargé de la régulation des télécom qui s’appelait CRT devenu plus tard l’AMRTP puisse être indépendant.
Les travailleurs qui avaient des salaires qui n’étaient pas confortables ont été mis dans les conditions. Et lorsque les travailleurs ont été mis dans les conditions, j’ai imposé un système de travail où on doit venir à l’heure et partir à l’heure. Mais avant ça, il faut améliorer leurs conditions de vie. Quand ils ont eu des salaires suffisamment élevés, j’ai contracté avec les banques un contrat qui permettrait à tous les travailleurs de l’AMTP, l’Agence pour la régulation des télécommunications au Mali, d’avoir un logement et une voiture. Tout le monde là-bas est dans ces conditions.
Concernant les 600 millions dont on m’accuse du détournement. En fait, de quoi il s’agit ?
Le syndicat des travailleurs s’est adressé à moi en tant que directeur général pour me dire que la loi leur permettait d’avoir les mêmes avantages que les sociétés de télécommunication. Ils voudraient que leurs enfants aillent en colonie de vacances. Je leur ai dit d’adresser le courrier au Conseil d’administration qui seul peut décider. Le conseil d’administration a accepté et a budgétisé. Le budget a été validé par le ministre des Finances. Je n’ai donc fait qu’exécuter.
Au bout de quelques années, le montant cumulé fait environ 600 millions. C’est cet argent qu’on est revenu dans le cadre des contrôles de 2016 faire regrouper pour dire que j’aurais détourné de l’argent. D’autres sont même allés à la télé. J’ai même entendu des journalistes sur les médias internationaux dire qu’ils ont les preuves, où ils savent que j’ai remboursé l’argent que j’aurais détourné. J’ai même entendu des hommes politiques dire que si ce n’était pas eux, je serais parti en prison. Mais, je n’ai jamais répondu parce que ce n’est pas nécessaire.
L’autre fois où j’ai été contrôlé, j’étais ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement en 2015. Deux missions de contrôle à l’AMRTP. Ensuite, dès que j’ai cessé mes fonctions en juillet 2016, il y a eu deux missions de contrôle encore au ministère et à l’AMRTP. Tout cela, c’était dans le but de me faire taire et ou bien de m’humilier devant l’opinion. Mais, Dieu a tranché autrement.
Et enfin, quand j’étais dans le gouvernement de transition, Premier ministre du gouvernement de transition en 2023, vous pouvez vous imaginer en 2023. Je n’en ai pas parlé parce qu’il y a beaucoup de choses sur lesquelles je me tais. On est venu vérifier la gestion de l’AGEFAU, dont je n’étais que le simple président du conseil d’administration 2023.
Maintenant, en 2024, j’ai fait la passation le vendredi 22 novembre avec l’actuel Premier ministre. 5 jours après, sur instruction de je ne sais, le vérificateur a débarqué dans les bureaux de la Primature. Il a fini son travail, ils ont déposé un rapport. Mais ce rapport-là, c’est sur les réseaux. Tout ce qui est dit là-dedans est sur les réseaux, tout est public. Donc, je n’ai pas besoin de commenter.
Mais, je souligne juste deux anomalies. J’ai commencé le travail en juin 2021. Le vérificateur, je rappelle, c’est pour vérifier ma gestion en 2021, 2022, 2023, 2024.
J’ai pris fonction en juin 2021, mais curieusement, il y a des dépenses qui avaient été faites par mon prédécesseur depuis le 1ᵉʳ janvier 2021 qu’on a imputées à monsieur Choguel Kokalla MAÏGA. Il doit avoir le dos très large.
Ensuite, on a vérifié la gestion de 2022. C’est ce qui va vous faire rire. On a omis la période pendant laquelle j’étais à l’hôpital où la primature a été gérée par l’intérimaire. Cette période n’a pas été vérifiée.
Mais tout cela vous montre quoi ? C’est tout simplement avec les articles de presse pour salir la réputation de Choguel, le faire peur et le faire taire. Parce qu’en Afrique, chaque fois qu’on veut faire taire un responsable politique, on sort des dossiers. Ce qui fait que les services de contrôle de l’État contre la corruption, au lieu de lutter effectivement contre la corruption, ils deviennent des instruments dans la main de certaines personnes pour faire du chantage politique.
Ceux qui font ça, je dis : ils se trompent de personne, ils se trompent d’époque, ils se trompent de pays. Ils se trompent d’époque parce que cette période-là est révolue en 2020.
C’est pour cela que les Maliens sont sortis et surtout en 2021 à la suite de la rectification. Ils se trompent de personnes parce que ces contrôles-là ne peuvent pas me faire peur parce que dans la gestion de l’État, vous pouvez vérifier partout où j’ai travaillé (2002-2007 ministre de l’Industrie du commerce à l’AMRTP directeur général au ministère de la Communication 2015-16, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement à la Primature 2021-2024, je ne me suis jamais mêlé d’un certain type de gestion. Les techniciens font leur travail. Je donne des instructions pour que tout se passe clairement. C’est pourquoi j’ai entièrement confiance en mes collaborateurs et en la justice du Mali.
Le reste là, les débats politiques là, mais j’en connais. Dans les années 1993, il y a des hommes politiques aujourd’hui qui ont fait des enregistrements à la radio pour appeler au meurtre contre Choguel et sa famille. J’ai été obligé d’exiler ma famille au village et j’ai vécu seul en exil intérieur à Bamoko pendant des années. Ces hommes-là sont là. D’autres ont disparu, mais je suis là.
En ce moment-là, ceux qui avaient fait la pluie et le beau temps sous la 2e République, mais beaucoup d’entre eux ont rejoint le nouveau régime. D’autres sont rentrés sous le lit. Il n’y avait personne pour défendre le bilan de la deuxième République.
Je ne défends pas des personnes, je défends ce qui a été fait. J’ai dit aux gens : le Palais de la culture, le CICB, la route Sevré-Gao…, allez-y demander aux populations de Gao aujourd’hui qu’il n’y a pas de route.
Ça fait plus de 500-600 km. En ces moments, vous quittez Bamako la nuit, le lendemain, vous êtes à Gao. J’ai cité les barrages de Sélengué et de Manantali. Ils ont été construits sous la 2e République. On n’en parle pas, mais aujourd’hui qu’on a des problèmes d’électricité, on en parle. Nous avions la meilleure école de la sous-région. Nous avions l’une des premières armées en Afrique. Mais, un régime qui a fait tout ça, on ne peut pas venir mettre dans la tête des Maliens qu’il n’a fait que du mal. Ils ont dû commettre des erreurs. Et j’ai toujours affirmé que la construction d’une nation, c’est plusieurs générations. Chaque régime vient, il fait des erreurs, il fait des acquis et le régime qui vient construit sur ce qui a été fait. Si on commence tout le temps à faire table rase ou à humilier tous ceux qui travaillent pour le pays, mais c’est l’éternel recommencement. Je ne suis pas dans ça.
Donc, tous mes collaborateurs le savent à tous les niveaux depuis. D’ailleurs quand j’étais un simple cadre à la SOTELMA, c’est comme ça que j’ai toujours travaillé.
Donc ceux qui pensent aujourd’hui que c’est avec ces choses qu’on va me faire peur, mais ils se trompent complètement.
Mais, la lutte pour l’émancipation des Maliens, nous allons le faire auprès de tous les patriotes maliens. Ces patriotes-là, chacun se bat comme il fait. On n’a pas les mêmes moyens de nous battre. On n’a pas les mêmes façons. C’est tout ce que j’ai dit.
Pour le reste, je ne rentre pas du tout dans les aspects techniques du dossier. Ça, c’est une affaire des spécialistes. Et moi, je fais confiance aux Maliens qui font leur travail.
Pour le reste, chaque homme suit son destin.
La peur ne peut pas servir de moyen de gouverner un pays. J’en suis convaincu. Un homme politique, il se bat avec ses idées, ses arguments. Ainsi, j’ai déclaré : un homme politique, même s’il a menti sur moi, un homme de médias, même s’il a menti, je ne vais jamais les poursuivre en justice.
Je me bats avec mes idées. Ceux qui ont des preuves, ils vont voir des services de l’État pour se plaindre. Pour le reste, tranquillisez-vous. Je ne me reproche rien dans la gestion.
Maintenant, quand on veut chercher les poux sur la tête de quelqu’un qui est rasé, bon, c’est très compliqué. Mais, on peut toujours faire des jongleries. En dehors de ça, rassurez-vous, il n’y a rien. Je dis bien, rien d’anomalie dans ma gestion.
Quand je suis arrivé, j’ai dit à mes collaborateurs de veiller à ce que tout se fasse conformément à la loi et j’ai une telle confiance à mes collaborateurs. Pour moi, ne comptent que les intérêts supérieurs du peuple malien. Et j’ai toujours dit que chaque homme suit son destin.
Ensuite, l’agenda des hommes, il est souvent différent de l’agenda de Dieu. Donc, c’est seul Dieu

qui tranchera. Le peuple malien au nom duquel on est là appréciera, c’est tout.
Transcription Info-Matin

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