Les travaux de l’atelier de formation des journalistes sur les outils de communication en période de crise se sont tenus du 3 au 4 avril 2025 à l’espace Pirogue. Organisée par l’UNICEF à travers le projet de Promotion de l’accès au financement de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (PAFEEM), la cérémonie d’ouverture a été présidée par Alssouna BARRY, représentant du ministère en charge de l’économie et des finances et coordinateur dudit projet.

C’était en présence de M. Thierno Abdoul Bah, représentant adjoint par intérim de l’UNICEF au Mali; Béchir DIOP, représentant de la HAC et d’autres personnalités.

Cet atelier vise ainsi à renforcer les compétences des journalistes, afin qu’ils puissent concevoir et mettre en œuvre des stratégies de communication efficaces, en particulier dans les zones les plus affectées par le conflit.
Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre des activités de la Composante 3 du projet PAFEEM, les acteurs ont décidé de former un réseau de 140 journalistes spécialisés en communication en situation de crise.
Pour ce faire, des ateliers de deux jours seront organisés entre avril et mai à Bamako, Mopti, Tombouctou et Gao, et les autres zones ciblées par le projet PAFEEM.
En ce qui concerne Bamako, une quarantaine de médias ont été sélectionnés pour cette formation tenue la semaine dernière.
Animé par des experts en communication comme DIOP de la HAC et Kader MAÏGA de l’Amap ; Mahamadou TALATA MAÏGA, représentant de la maison de la presse et des spécialistes en vérification de l’information sur les réseaux sociaux; cet atelier permettra selon Alssouna BARRY aux participants d’explorer des thématiques essentielles telles que l’utilisation appropriée des réseaux sociaux, le traitement de l’information en période de crise et la promotion de la cohésion sociale.
En effet, ledit projet a été mis en place, selon M. BARRY, à travers un accord de financement signé le 20 avril 2021 entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement (IDA-Banque mondiale), pour un montant global de 60 millions de Dollars soit environ 35 milliards FCFA dont la moitié sous forme de prêt et l’autre moitié en don.

Avec une durée de 5 ans, il a pour objectif de soutenir les efforts du Gouvernement à faire face aux défis de l’inclusion financière, du financement des micro-moyennes et petites entreprises et de la création d’emplois.
Ainsi, il s’articule autour de 5 composantes à savoir : la promotion de l’inclusion financière durable et le Développement de la fintech (technologies financières) ; le renforcement des capacités des Micros, Petites et Moyennes Entreprises ; l’appui aux activités génératrices de revenus, et la Création d’emplois; l’Intervention d’urgence et de contingence ; le soutien à la gestion et à la mise en œuvre du projet.
Pour le coordinateur du projet, la Composante 3 qui réunit les médias et experts cible particulièrement les régions du centre et nord du pays. Elle vise ainsi à appuyer le Gouvernement dans ses efforts de soutien et de création d’emplois à l’endroit des femmes et des jeunes.
Pendant les deux jours, les participants ont travaillé sur les thématiques tels que : communication sensible au conflit (Rôle des journalistes et des médias dans la prévention et la contribution à la résolution des conflits ; Technique de communication pour prévenir l’escalade des tensions et promouvoir le dialogue) ; le Bon usage des réseaux sociaux en période de crise ( les risques et les opportunités des réseaux sociaux en période de crise ; les bonnes pratiques pour une utilisation responsable ; Fact-checking et vérification de l’information en ligne etc.)

PAR AMINA SISSOKO

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