Une délégation conduite par le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, a effectué, jeudi 14 août 2025, une visite de terrain pour évaluer l’impact des mesures récemment mises en œuvre par la SOMAGEP afin d’améliorer la distribution d’eau dans plusieurs quartiers de Bamako. Cette mission fait suite à une première tournée effectuée il y a trois mois, au cours de laquelle il avait été constaté que les perturbations étaient principalement dues aux délestages électriques. À l’époque, le ministre avait promis de doter la SOMAGEP de groupes électrogènes, une promesse désormais tenue, avec des effets visibles jusque dans les robinets.

En effet, il y a trois mois, suite au problème récurrent d’eau et sur instruction du président de la transition, le ministre de l’Énergie et de l’eau avait effectué une visite dans les stations compactes de Kabala et de Sotuba, au niveau du réservoir de Baco Djicoroni et à la station de reprise de Faladiè. L’objectif était de s’enquérir de la situation sur le terrain, d’échanger avec les acteurs en vue de trouver des solutions appropriées. Lors de ladite visite, il avait été confirmé que le problème de desserte d’eau était dû au manque d’électricité. Ainsi, le ministre avait promis d’acquérir des groupes électrogènes pour la station de reprise de Faladiè et pour la station compacte de Sotuba.
Chose promise, chose due. La présente visite avait pour objectif d’aller constater l’effectivité de l’installation desdits groupes et surtout de leurs impacts sur la déserte. En plus du constat, la délégation ministérielle a reçu des témoignages sur l’amélioration de la fourniture d’eau. Des secteurs qui ne recevaient pas d’eau il y a trois mois, sont aujourd’hui satisfaits. Par exemple, à la station compacte de Sotuba, la production est passée de 6 000 m3 à 14 000 m3. Ce léger mieux a été salué à sa juste valeur par les clients et les notabilités.
Le ministre Boubacar DIANÉ a salué la direction de la SOMAGEP pour la célérité avec laquelle elle a installé les groupes électrogènes. Selon lui, l’une des préoccupations qui tient à cœur le président de la transition est de satisfaire au mieux les besoins essentiels des populations.
Le ministre a déclaré qu’il y a encore beaucoup à faire pour soulager davantage les Maliens. Il a informé que des investissements sont en cours pour étendre le réseau et pour remplacer les équipements usés.
Aussi, a-t-il fait comprendre qu’on ne finira jamais avec les réalisations, si bien que la ville continue de s’agrandir. Par ailleurs, il a évoqué le cas des branchements illégaux et les fuites qui coûtent chers à la SOMAGEP.
La directrice de la SOMAGEP, Mme BOCOUM Fatoumata Siragata TRAORÉ, a affirmé que l’installation des groupes électrogènes a permis d’améliorer la déserte dans beaucoup de localités. Elle a précisé que celle-ci a été combinée à des travaux de pose de conduites de grand diamètre.
La directrice n’a pas manqué d’évoquer les défis liés à l’amélioration de la déserte, à l’amélioration du rendement du réseau ; aux pertes techniques et commerciales ; à la maintenance des équipements ; à l’approvisionnement correct en produits de traitement de l’eau face à la dégradation de la qualité des eaux de surface qui constituent 85% de la production.
Pour avoir le cœur net, le ministre et sa délégation ont fait une escale aux 1180 logements de N’Tabacoro. Dans la famille GUINDO, la délégation ministérielle a échangé avec des notabilités et des clients de la SOMAGEP. Selon les témoignages, dans cette zone, c’était un véritable casse-tête pour avoir l’eau. L’on apprend qu’aujourd’hui, ce problème a été en grande partie résolu.
Aux dires de Mamadou Lamine GUINDO, président du comité de gestion des 1180 logements, la zone en question passait des jours sans une goutte d’eau. Il a reconnu que dans ces deux jours, il y a eu beaucoup d’améliorations.
À son tour, El Hadj DIALL a ajouté que l’eau coule à flot. ‘’Vous nous avez redonné la vie, car sans eau, il n’y pas de vie’’, a salué M. DIALL, avant d’apprécier la promptitude de certains agents de la SOMAGEP qui répondent toujours à leurs doléances.
Parlant du problème d’eau au niveau des logements sociaux, le ministre a expliqué qu’il y a un problème depuis le moment de la viabilité des sites qui ne prévoit pas les tuyaux adéquats.
S’agissant du problème d’électricité, il a informé que l’EDM dépense 1 milliard 200 millions par jour. Juste pour expliquer que les 23 milliards du fonds de soutien sont loin de résoudre le problème. Avant de quitter les lieux, le ministre a testé le robinet de la famille GUINDO pour se rassurer de l’effectivité de la disponibilité de l’eau.

PAR MODIBO KONÉ

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