‘’Diasparos, Afro-descendants et développement’’, tel est le thème de la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest qui se tient à Bamako, du 14 au 15 mars 2024, en prélude du 9e Congrès panafricain. C’est le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye DIOP, qui a procédé, hier jeudi 14 mars 2024, à l’ouverture des deux jours de travail de cette Conférence régionale, à l’hôtel de l’Amitié.  L’on y notait la présence du ministre en charge des Burkinabès établis à l’extérieure ; du ministre des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Pr. Robert DUSSEY ; du ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine, Mossa Ag ATTHER. Aussi, plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest prennent part à ce rendez-vous, notamment le Cap vert, la Libye…

Cette Conférence régionale vise à contribuer à une meilleure implication de la diaspora africaine et des Afro-descendants au développement du Continent africain. A l’issue de la rencontre, les participants formuleront des recommandations pertinentes qui vont enrichir les travaux du 9e Congrès panafricain qui se tiendront à Lomé.

A la cérémonie d’ouverture, le ministre des togolais de l’extérieur, le Professeur Robert DUSSEY, a fait savoir que les Africains étaient aujourd’hui conscients que les contributions des diasporas africains et des personnes d’ascendante africaine aideraient beaucoup dans la lutte pour débarrasser de l’Afrique des emprises coloniaux du XXème siècle. Il a insisté à dire que les Africains étaient capables d’impacter positivement le développement de leur continent.

Le ministre des togolais l’extérieur a indiqué que cette conférence régionale de Bamako offrait l’occasion aux africains de réfléchir sur les pistes de valorisation et de mobilisation accélérée des capitaux intellectuels, culturels, scientifiques et financiers des diasporas africaines et des Afro- descendants au service du développement de l’Afrique.

Selon lui, ce rendez-vous africain est un avant-goût de celui de Lomé dans les prochains jours qui sera placé sous le thème général : ‘’Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales :  mobiliser les ressources et se réinventer pour agir’’.

Il a expliqué que le Choix du Mali pour abriter les travaux de cette conférence régionale était non seulement, l’expression de la fraternité et l’engagement du ministre malien en charge des Affaires étrangères, mais aussi du Peuple africain à côté du Mali.

Pour sa part, le ministre Mossa Ag ATTAHER a souligné que le thème de cette rencontre interpelle à plus d’un titre. Selon lui, le thème invite les Africains d’abord à reconnaitre la richesse et la diversité de leurs diasporas et des communautés Afro-descendants, en valorisant leurs savoirs, leurs savoir-faire, leurs compétences et leurs expériences. Aussi, Mossa Ag ATTAHER a déclaré que le thème exhortait à renforcer les liens entre les pays africains et leurs diasparos, à travers des politiques d’intégration et des programmes de développement qui favorisent l’investissement, l’innovation et le transfert de connaissances.

Le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine a soutenu que le rôle des diasporas africaines et des afro-descendants en Afrique était capital pour le continent. Il a révélé que les données de la Banque africaine de développement (BAD) montraient que les transferts de fonds de la diaspora africaine avaient progressivement augmenté passant de 37 milliards de dollars en 2010 à 87 milliards de dollars en 2019, pour atteindre 95,6% milliards de dollars en 2021. Le ministre Ag ATTAHER a ajouté que l’aide publique au développement de l’Afrique en 2021 s’élevait à 35 milliards de dollars, soit 36% du montant des transferts de fonds de la diaspora.

Quant au ministre Abdoulaye DIOP, il a expliqué sans hésitation que l’Afrique était un continent riche. Selon lui, l’Afrique dispose de richesses bien plus importantes et durables que ses ressources minières et en hydrocarbures. Il a déploré que cette richesse potentielle soit menacée. Le ministre Abdoulaye DIOP a ajouté que l’Afrique était riche de sa culture.

« L’Afrique, continent premier, est riche de sa civilisation, de ses civilisations. L’Afrique est riche de ses valeurs traditionnelles et fondatrices du Maaya (humanisme), au premier rang desquels la solidarité, la fraternité, l’altruisme, l’ouverture sans calcul vers l’autre, le dambé ou la dignité, le respect de soi et de l’autre, le diatiguiya ou l’hospitalité. Toutes ces valeurs, profondément enracinées dans chaque africain, est le socle de notre richesse : l’Afrique est riche de ses filles et de ses fils » a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

Par SABA BALLO

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